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Manifestations passées

Cycle 2016-2017

Jeudi 2 février 2017, conférence de Mme Anne Teulade, université de Nantes

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres ont été heureux d'accueillir la

 Conférence  de Madame Anne Teulade (université de Nantes, littérature comparée) : « Questionnements de l'héroïsme dans le théâtre d'histoire récente de Cervantès »

pour une séance commune Europe des Lettres / CELAR

18h-20h, Faculté des Lettres, le Portique, salle 409.

Le vendredi 2 décembre, conférence du Prof. Vincent Ferré (Paris-Créteil)

Le vendredi 2 décembre 2016 de 14h15 à 15h45, salle PORTIQUE 409, l'Europe des lettres a eu le plaisir d'entendre la communication de M. Vincent Ferré, professeur de littérature comparée à l’université Paris 12 Créteil-Val-de-Marne sur Tolkien:

De Beowulf au Seigneur des Anneaux : l’arbre du récit et ses feuilles (J.R.R Tolkien)

Découvrez ici le reportage photographique de la conférence

Conférence du Prof. Vincent Ferré, 2 décembre 2016, sur Tolkien

Le jeudi 17 novembre 2016, conférence du Prof. Jean-Louis Haquette (Reims) sur Milton

Le jeudi 17 novembre 2016 de 18h00 à 19h30, salle PORTIQUE 409, L'Europe des lettres a eu le plaisir d'entendre la communication de M. Jean-Louis Haquette, professeur de littérature comparée à l’université de Reims,

"L'héroïsme paradoxal de Satan dans le Paradis perdu de John Milton : représentations et interprétations".

Le 3 novembre 2016, conférence de M. Simon Chemama sur Vinaver

 Le jeudi 3 novembre 2016 de 18h00 à 19h30, salle PORTIQUE 409, L'Europe des lettres  a eu le plaisir d'entendre la communication de M. Simon Chemama, à propos de son livre

Vinaver, le théâtre de l’immanence (Champion, 2016), sous le titre «De l’usage des comparaisons».


Simon Chemama est normalien (Ulm 2003), agrégé de Lettres, docteur en Études théâtrales. Il est actuellement professeur en classes préparatoires au lycée Faidherbe de Lille. Membre de l’IRET de la Sorbonne Nouvelle, il est l’auteur de nombreux articles sur la dramaturgie contemporaine et l’analyse génétique des textes et des spectacles. En 2012, il a édité la correspondance entre Albert Camus et Michel Vinaver (S’engager ? à L’Arche), et en 2016 a publié un ouvrage de référence sur ce même auteur (Vinaver, le théâtre de l’immanence, Honoré Champion). Occasionnellement, il s’adonne aussi à la dramaturgie et à la mise en scène.

Cycle 2015-2016

Le 3 mars 2016, conférence de Mme Zoé Schweitzer, Maître de conférences en littérature comparée à l'université de Saint-Etienne

En association avec le CELAR, l'Europe des lettres se réjouit d'accueillir, le 3 mars 2016 à 18h, salle 409,  s'est réjoui d'avoir reçu Mme Zoé Schweitzer, maître de conférences en littérature comparée (université de Saint-Étienne) pour une conférence dont le titre était

« Héroïsme et marginalités dans quelques tragédies (XVIe-XVIIIe siècles)»

Jeudi 4 février 2016, conférence de Mme Jelena Antic sur Anne Hébert et Assia Djebar

Le 4 février 2016, l'Europe des lettres a pu accueillir la conférence de Mme Jelena Antic, docteur ès lettres, lectrice de serbo-croate à l'université de Strasbourg:

"Anne Hébert et Assia Djebar : leurs œuvres, leurs 'exils' ?"

Jeudi 21 janvier 2016, conférence de M. Nasser Nabavi sur Pierre Michon

L'Europe des lettres a pu accueillir, le jeudi 21 janvier 2016 à 18h, salle 409 la  conférence de M. Nasser Nabavi, doctorant en littérature comparée (Prof. Pascal Dethurens dir.) sur le sujet suivant:

"La figure de l'artiste chez Pierre Michon".

Vendredi 11 décembre 2015, conférence de M. Laurent Mourey

Vendredi 11 décembre 14h, salle 409, le groupe de recherches L'Europe des lettres est heureux d'avoir pu accueillir la conférence de M. Laurent Mourey, doctorant (Prof. Michèle Finck dir.),

"Tel qu'en Lui-même, enfin, l'éternité le change" Présence et réception de Mallarmé dans la poésie française après 1945 - autour de Bonnefoy, Deguy, Maulpoix et Meschonnic

Première conférence Europe des lettres: le Prof. Franziska Meier (Université de Göttingen), 1er octobre 2015 à 18h

Lors d'une séance commune, le jeudi 1er octobre 2015, le GELAR et l'EUROPE DES LETTRES ont été heureux de vous convier à la conférence de Mme le Prof. Franziska Meier (Université de Göttingen) sur le sujet suivant:

 

« Quelle grandeur d’âme dans ces derniers moments! »
quelques observations sur l’héroïsme dans la Révolution française

 

Salle Portique 414, de 18h à 20h

Double conférence du Prof. Ales Pohorsky (Prague), le 25 novembre de 10h à 12h salle 414

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherche L'Europe des lettres sont heureux d'avoir pu accueillir la double conférence de M. le Professeur Ales Pohorsky (Université de Prague) dans le cade du séminaire de Master 2 de Mme le Professeur Michèle Finck et à son initiative:

– Le mercredi 25 novembre de 10h-11h: conférence du les «Poètes maudits» salle Portique 414

– Le mercredi 25 novembre de 11h-12h: conférence sur «Poésie et traduction» salle Portique 414

Cycle 2014-2015

Quatrième et dernière séance de l'Europe des lettres: le 19 mars 2015 à 18h: Gabriella Quadrato

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres ont poursuivi le 19 mars 2015 de 18h à 19h30, salle Portique 409 leur cycle 2014-2015 par la conférence de Mme Gabriella Quadrato, doctorante aux universités de Bari et de Strasbourg:

A la recherche de nouvelles formes romanesques. 1907-1914.

            Une partie des œuvres des années 1910 semble trouver son principe d'organisation romanesque non plus dans une trame organisée suivant des liens rigoureux de cause à effet, schéma déjà rejeté par les écrivains de la fin-de-siècle, mais dans le déplacement à travers l'espace. Se développe ainsi l’écriture d’un mouvement hasardeux, tendant à la circularité, dénué de finalité éducative ou morale, ne visant pas d’objectif précis, et qu’on peut assimiler au vagabondage.  Cette forme du vagabondage a été mise à l'épreuve de quatre romans français et quatre romans italiens, choisis par couple de sous-genres et d’années : La 628-E8 d' O. Mirbeau et La lanterna di Diogene d'A.Panzini (1907) ; La  Vagabonde de Colette et I divoratori d'A.Vivanti (1910) ; La maison du rétour écoeurant de P. MacOrlan et Lemmonio Boreo d'A. Soffici (1912) ; Le Grand-Meaulnes d'Alain-Fournier et Canne al vento de G. Deledda (1913).

             La comparaison de ces œuvres a permis de restituer les variations de cet usage poétique du vagabondage  (reportage, vagabondage d’artiste, roman d’aventures, errance) en Italie et en France. Si, en effet, s’affirme dans les deux pays une tendance commune à repenser le roman autour du vagabondage, ce renouvellement mène à des résultats distincts dont les origines sont multiples : la diversité des modèles auxquels les écrivains se référent, la manière de concevoir la modernité, l’absence d’un espace littéraire national italien (le vagabondage des romans italiens s'inscrit dans un espace avant tout régional), et le relatif isolement des centres culturels italiens. La poétique du vagabondage apparaît comme l'une des questions centrales du laboratoire de refondation du romanesque en France et en Italie: autour d'elle se cristallise et émerge une riche variété de choix poétiques. 


Troisième séance de l'Europe des lettres: le 22 janvier 2015, Mme Blanche El Gammal

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres a accueilli le 22 janvier 2015 de 18h à 19h30, salle Portique 409 la conférence de Mme Blanche El Gammal, doctorante aux universités de Bruxelles et de Strasbourg (Guy Ducrey dir):

L'Orient-Express : du progrès à la décadence

La seconde séance du séminaire de recherches de l'Europe des lettres a eu lieu le jeudi 4 décembre de 18h à 19h30

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres a entendu de 18h à 19h30, salle Portique 409 son cycle 2014-2015  la conférence de Mme Ana Maria Girleanu, docteur ès lettres (Université de Paris IV-Sorbonne), chargée de cours à l'Institut de littérature comparée et lectrice de roumain,  sur le sujet suivant:

Vision et écriture dans l'oeuvre du poète français Christian Gabriel/le Guez Ricord (1948-1988): sources littéraires, philosophiques et artistiques

La première séance du séminaire de recherche de L'Europe des lettres a eu lieu le jeudi 20 novembre 2014 à 18h, salle 409

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres a inauguré le jeudi 20 novembre de 18h à 19h30, salle Portique 409 son cycle 2014-2015 par la conférence de Mme Lina Villate, doctorante en littérature comparée (Prof. Pascal Dethurens dir.)

Les représentations littéraires de la contagion chez Thomas Mann, Albert Camus, Gabriel García Márquez et Philip Roth.

Il est rappelé aux étudiants de Master 1, Master 2 et Doctorat que la participation aux conférences de l'Europe des lettres donne droit à des crédits pour la validation du «stage en laboratoire».

Conférence de Mme le Professeur Virginie Greene, Professeur à l'Université de Harvard, le 5 novembre 2014 à 10h45

Dans le cadre du séminaire de Master 2 de Mme Michèle Finck, l'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches sont heureux d'annoncer la visite exceptionnelle de Mme le Professeur Virginie Greene, Professeur à l'université de Harvard, pour une conférence intitulée

" Chanter le désir, la mort et l'amour: réflexion sur trois poèmes médiévaux".

Mercredi 5 novembre 2014
De 10 heures 45 à 12 heures, Salle 414 du Portique

La conférence est publique

Il est rappelé aux étudiants de Master 1, de Master 2 et de doctorat que la participation aux conférences de l'Europe des lettres donne droit à des crédits pour valider le «stage en laboratoire».

Cycle 2013-2014

Conférence de Mme Ayelet Lilti, jeudi 20 mars 2014

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres ont eu le plaisir de recevoir la conférence de Mme Ayelet Lilti, Docteur en littérature comparée, sous le titre

 

"Blanchot, le héros donquichottesque de Kafka"


le jeudi 20 mars 2014, salle 409, de 18h à 19h30

Née en Israel, Ayelet Lilti est titulaire d’une double licence de philosophie et de littérature française obtenue à l’Université de Tel-Aviv. Elle entreprend sa recherche à l’Université Denis-Diderot, Paris 7 sur les thèmes suivants : Master I sur Feuillets d’Hypnos de René Char et Master II sur l’image dans l’œuvre de Maurice Blanchot et de Franz Kafka. La thèse de Doctorat dirigée par Madame la Professeur Evelyne Grossman et soutenue en mars 2013 à l’Université Denis-Diderot, poursuit et élargit l’exploration de ces œuvres en se fondant sur les notions de ressemblance et de comique. Jusqu'à ce jour, Ayelet Lilti a participé activement à de nombreux colloques et journées d’études, et a publié plusieurs articles sur ces sujets.    

Troisième conférence Europe des lettres: Mme Mariko Anazawa, le 13 mars 2014

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres ont eu le plaisir d'accueillir la conférence de Mme Mariko Anazawa, Doctorante en littérature comparée (M. Y.-M. Ergal dir.), sous le titre

 Maeterlinck et les Japonais

 


le jeudi 13 mars 2014, salle 409, de 18h à 19h30

Devant un auditoire nombreux (plus de 50 personnes), MMe Anazawa a pris prétexte de la réception de Maeterlinck pour proposer un parcours en images et en vidéos de l'histoire du théâtre japonais et de ses liens avec l'auteur de L'OISEAU BLEU.

Deuxième conférence Europe des lettres de Mme Susanna Werger, le jeudi 13 février à 18h

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres ont entendu la conférence Mme Susanna Werger, Doctorante en littérature comparée (Prof. Pascal Dethurens dir.), sous le titre

 "Le caractère destructeur de l'art. Musique et performance des avant-gardes autour des deux conflits mondiaux."

 

le jeudi 13 février 2014, salle 409, de 18h à 19h30

Susanna Werger a présenté un aperçu de sa thèse de doctorat « Le Caractère destructeur de l'art. Manifestes, Musiques et Performance des avant-gardes entre les deux conflits mondiaux ».
La problématique de ce travail de recherche porte sur le développement d'une dynamique destructrice dans le caractère, la rhétorique et dans l'activisme artistique de la période de l'Entre-deux-guerres dans toute l'Europe. Un large corpus d'auteurs et de compositeurs du Portugal jusqu'en Russie et d'œuvres crées entre 1909 et 1939 servant comme base de données fait preuve des différentes formes que peuvent adopter la destruction artistique et le caractère destructeur en soi.
Comme le travail englobe trois domaines de l'art et un corpus multilingue, la conférencière a également donné une place importante aux méthodes du comparatisme et à la notion du style d'époque.
Pour montrer le lien entre les trois domaines de l'art, une performance du deuxième mouvement de la Ursonate de Kurt Schwitters a eu lieu à la fin de la présentation.

23 janvier 2014 à 18h: Europe des lettres: recherche en littérature comparée: première conférence du cycle 2014

La conférence inaugurale du cycle 2013-2014 de l'Europe des lettres, groupe de recherches en littérature comparée, a eu  lieu le jeudi 23 janvier de 18h00 à 19h30 salle 409; elle était donnée par

MMe Cigdem Kurt doctorante en littérature comparée de l'université de Strasbourg et de l'université  Yildiz  (Istamboul)  (Prof. Guy Ducrey dir.) et porte pour titre:

Molière en Turquie: traductions et représentations à l'Âge des réformes (XIXe siècle

Cette conférence se composait de deux parties :

-La première exposait les grandes lignes de mon projet de doctorat. Mme Kurt tentait de répondre à la question de l'origine même de son projet scientifique.

-La deuxième présente une étude de cas qui est la tournée dramatique de Coquelin l’aîné à Constantinople en 1887 : comme nous savons tous, le théâtre « professionnel » (dans le sens moderne) est né au XIXe siècle. Capitale française, Paris fut le berceau de « l’industrie théâtrale » et exporta diverses sortes de spectacles dramatiques partout dans le monde. Agents de la transmission théâtrale, les comédiens français eurent un énorme succès à l’étranger et plusieurs d’entre eux acquirent le titre de « star », à l’exemple des acteurs et actrices américains de nos jours. « Coquelin l’aîné » (1841-1909) constituait le parfait exemple de ces étoiles françaises dont la réputation parcourait les grandes scènes européennes, méditerranéennes et américaines dans les années 1880. Cette deuxième partie porte sur l’étape turque de la tournée « en Orient » de Coquelin l’aîné en 1887 et sur les divers aspects des représentations données au Nouveau Théâtre Français (à Péra) et au Palais impérial de Yildiz. À l’aide des informations et impressions recueillies par la presse francophone et française de l’époque, nous analysons ces représentations en tant que forme spécifique d’échange culturel franco-turc et cherchons à répondre à ces deux questions principales : « Quelles pièces formaient le répertoire de Coquelin aîné ? », « Qui était le public ? ».

23 janvier 2014, 15h-17h, salle 409: conférence d'agrégation de Mme Anne-Isabelle François

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres se sont réjoui d'accueillir Mme Anne-Isabelle François, Maître de conférences en littérature comparée à l'université de Paris III, pour une conférence publique portant sur le programme d'agrégation 2014, à l'invitation de Mme Enrica Zanin:

"Comédie et héroïsme féminin entre utopie, illusion, modèle volontariste et efficacité comique"

Mme Anne-Isabelle François est la conceptrice, avec sa collègue Ariane Bayle, du programme sur l'héroïsme féminin.

Conférence du Prof. Florence Godeau (Université Lyon II), 3 décembre 2013, 14h-16h, salle 412

A l'initiative de M. Yves-Michel Ergal, l'Europe des lettres a accueilli le

Mardi 3 décembre 2013 de 14h à 16h, salle Portique 412 Mme Florence Godeau, professeur de littérature comparée à l'université Lyon II, pour une conférence destinée à tous, et en particulier aux étudiants qui préparaient l'agrégation 2013:

 

Sur la lecture (Benjamin, Nabokov, Sarraute)

Cycle 2012-2013

Première conférence de l'Europe des lettres: le 11 octobre 2012, 18h15, salle 409

La conférence inaugurale du cycle 2012-2013 de l'Europe des lettres a eu lieu le jeudi 11 octobre à 18h15 salle 409; elle a été donnée par M. Mathieu Jung, doctorant en littérature comparée de l'université de Strasbourg (Prof. Pascal Dethurens dir.) et portait pour titre:

L'imaginaire des machines (Raymond Roussel, James Joyce)


Roussel, Joyce : le jour et la nuit. Langage clair en apparence de l'ingénu Roussel. Parole de nuit du rusé Joyce. Surface, profondeur : Roussel et Charlotte Dufrène, Joyce et Lucia. Aériennes demoiselles, ravissantes princesses qu'on enlève, libellules chez Roussel. Femmes colossales et obscènes, gros livres impossibles chez Joyce. Horde de célibataires dans Ulysses comme issus de l'imaginaire machinique de Marcel Duchamp. Et la madone Bloom au-dessus, qui règne en mariée sur le désir de chacun. Martial Canterel expose ses machines dans son domaine, Locus Solus : on voit tout de la demoiselle. Mais hélas ou Dieu merci pas de femme réelle à l'horizon. Cristal froid, pur et glaçant de Roussel ; chaleur corporelle et excrémentielle de la machine joycienne qui turbine à fond, broie solitairement le verbe-fait-chair. Machines célibataires. Machines d'amour également. En somme, l'énigme, la mécanique du désir qui nous pousse vers ces œuvres ouvertes-fermées comme autant de machines de Shannon.

Deuxième conférence de l'Europe des lettres: le jeudi 22 novembre 2012 à 18h, salle Portique 409

Conférence de Mme Chiara Carlino, doctorante à l'Institut de littérature comparée (Guy Ducrey dir.):

Lire entre les rides d'une femme-écrivain: Colette

Aux fins de l’analyse de la production littéraire d’un auteur, quel est l’intérêt de se concentrer sur le dernier chapitre de sa vie ? Loin de résider dans la célébration d’une image stéréotypée d’une vieillesse pathétiquement optimiste et sage ou  dans la constatation de l’épuisement des forces créatrices, l’intérêt d’une telle approche demeure dans la détermination des relations entre ce processus dynamique qu’est le vieillissement et le processus de création dans lequel il s’intègre,  afin de mettre en lumière dans quelle mesure ce continuum qu’est l’écriture enregistre l’évolution physiologique de celui qui écrit, tout en évoluant à son tour.

Pour comprendre intimement l’écriture de la viellesse colettienne il faudra donc savoir bien lire entre les lignes de L’Etoile Vesper et Le Fanal bleu, de même qu’entre les rides par lesquelles ces lignes ont été inspirées…

Troisième conférence de L'Europe des lettres: le vendredi 22 février 2013 à 15h, bâtiment le Portique salle 401

Nous avons eu le plaisir d'entendre la conférence de Mme Marjolaine Piccone, doctorante et chargée de cours (Prof. Michèle Finck dir.):
Les Novisimos, passeurs de culture

Salle 401

Jeudi 7 mars 2013, de 18h à 19h30: visite exceptionnelle du Professeur Geneviève Sicotte (Concordia, Montréal) à l'Europe des lettres

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres se sont honorés de la visite du Professeur Geneviève Sicotte (Université Concordia, Montréal, et Figura, Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire), pour une conférence intitulée

Littérature et économie. Les dysfonctionnements de l'échange et de la valeur chez Maupassant

On pourra lire les trois textes de Maupassant sur lesquels a porté la conférence du Prof. Sicotte aux liens suivants:

"La parure", en cliquant ici
"Les bijoux", en cliquant ici
"Aux champs", en cliquant ici

L’œuvre de Maupassant regorge de situations où l’argent joue un rôle essentiel. Plusieurs des textes de l’auteur peuvent être lus comme proposant des savoirs intuitifs, pragmatiques et critiques concernant des faits économiques. Dans cette conférence, Geneviève Sicotte s’attache à le montrer en analysant particulièrement deux nouvelles, « La Parure » et « Les Bijoux ». Faisant ressortir les symétries nombreuses (autant parallélismes qu’inversions) qui unissent ces deux textes, elle souligne le rôle structural essentiel qu’y joue le bijou. Or celui-ci s’avère problématique en ce qui concerne l’économie : il est tout à la fois une marchandise dotée de valeur objective et circulant selon des circuits marchands, et un objet intime doté d’une valeur subjective et circulant selon les circuits du don et du legs. À cause de cette dualité, il est apte à cristalliser des tensions propres au régime économique capitaliste du dernier tiers du 19e siècle. Deux grandes questions économiques se trouvent ici objectivées par les textes, soit les problèmes liés à l’établissement de la valeur (objective ou subjective) et la dépersonnalisation des rapports sociaux suscitée par la marchandisation (ce qui recoupe la notion marxienne de « fétichisme de la marchandise »). Dans les textes analysés, la circulation économique généralisée mine et défait les équilibres sociaux, professionnels, familiaux, intimes et sexuels. L’économie est une force qui impose ses déterminants dans toutes les sphères de la vie et à laquelle l’individu ne peut échapper. Cette vision fataliste se soutient de la forme même des textes. En effet, les jeux de symétries qui caractérisent ceux-ci peuvent être envisagés comme autant d’explorations de divers possibles narratifs, de divers mondes fictionnels qui, malgré leur diversité, aboutissent à une issue négative.

Les 14 et 21 novembre 2012: Deux conférences publiques à l'invitation de Tatiana Victoroff

Les mercredis 14 et 21 novembre, dans le cadre du cours de Tatiana Victoroff consacré à L'histoire, nouvelle forme du tragique (mercredi de 13h30-15h, Portique salle 401), et centré sur l'épisode de Boris Godounov tel qu'il fut "mis en scène" par Pouchkine (Boris Godounov) et par Schiller (Demetrius), la parole a été donnée à la musicologue

Christiane Weissenbacher

qui a présenté les deux principaux opéras issus de cette double lecture théâtrale d'un évènement essentiel de l'histoire russe: Boris Godounov, du compositeur russe Modeste Moussorgski (1874), et Dimitrij, du compositeur tchèque Antonín Dvořák (1882).

Le 9 novembre 2012: Conférence du Prof. Philippe Chardin : Trois enfances 1900 remémorées ou "le double prestige de l'analogie [superficielle ?] et de la différence [essentielle ?]" (Marcel Proust, "Jean Santeuil")

Le vendredi 9 novembre à 15h, salle Portique 412, M. Philippe Chardin, Professeur de littérature comparée à l'université de Tours, a prononcé une conférence publique à l'invitation de M. Yves-Michel Ergal et sous le titre suivant:

Trois enfances 1900 remémorées ou "le double prestige de l'analogie [superficielle ?] et de la différence [essentielle ?]" (Marcel Proust, "Jean Santeuil")

Le 10 octobre 2012, Michèle Finck a reçu le poète Jacques Goorma pour une lecture de textes

Le 10 octobre 2012, salle 414, de 11h à 12h (seconde heure du séminaire), le Professeur Michèle Finck a reçu le poète Jacques Goorma dans le cadre de son séminaire de Master 2 intitulé Littérature, arts, philosophie.
Pour consulter une notice biographique du poète, cliquez ici; et pour consulter la liste de ses principales publications, cliquez ici; enfin pour voir une photographie du poète, cliquez ici.

La séance est publique et tous y sont cordialement invités

(copie 1)

Le 3 octobre, Michèle Finck et Marik Froidefond reçoivent le peintre Titus-Carmel

Retour d'écho. Conférence à deux voix.

Le 3 octobre 2012, salle 414, de 10h à 12h,  Marik Froidefond, docteur de l'université de Strasbourg (littérature comparée) s'entretiendra avec  le peintre G. Titus-Carmel dans le cadre du séminaire de Master 2  du Prof. Michèle Finck, intitulé Littérature, arts, philosophie.

La séance est publique et tous y sont cordialement invités

Consultez la rubrique AGENDA pour une présentation détaillée de la conférence et du peintre lui-même. Cliquez ici pour une présentation de la dernière exposition du peintre à Colmar, et ici ou ici pour les recensions récemment publiées dans les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Cycle 2011-2012

Le vendredi 23 mars 2012, conférence de M. Sebastian Thiltges

Paysages silencieux dans le roman réaliste

Conférence par M. Sebastian Thiltges, assistant de littérature française à l'université du Luxembourg, doctorant à l'université de Strasbourg (Prof. Guy Ducrey dir.) et à l'université du Luxembourg (Prof. Frank Wilhelm dir.), salle 401, 14h-15h30

En cette seconde moitié du XIXème siècle, la description du silence constitue un défi d’envergure pour l’écriture réaliste, qui ne possède pas les moyens de la poésie ou du théâtre pour signifier le silence et doit donc recourir à d’autres procédés stylistiques, poétiques ou narratifs, plus ou moins spécifiques au genre romanesque, afin d’en fournir une description vraisemblable, sémantiquement efficace et cohérente avec le projet réaliste. L’association entre le silence et le paysage est féconde, car elle permet d’interroger la position et l’investissement sensible du sujet face au monde contemplé : le paysage (sonore) est par définition l’étendue d’un pays vue (et entendue) ; le silence, en tant qu’absence de bruit, n’existe pas en soi, mais semble plutôt une impression, une « modalité de sens » projetée par un sujet sur son environnement. À l’intersection du « chiasme richardien », qui nous amène à lire les pages comme l’on voit des paysages et vice-versa, un parallèle s’établit entre la perception sensible du paysage silencieux et la quête de sens d’un lecteur face au texte : l’interrogation d’un personnage ou d’un narrateur, suscitée par le silence, c’est-à-dire l’absence supposée de signes sonores dans le paysage, demande le même travail interprétatif du lecteur face la suspension narrative qu’entraîne la description dans le récit. Or, ce caractère déceptif, tant du silence que de la description romanesque, n’est qu’apparent, silence et description constituant en fait une promesse de sens, d’une écriture du sensible et de l’imaginaire qui nous amène parfois aux frontières de l’écriture réaliste.

Le vendredi 3 février 2012: Deuxième conférence de L'Europe des lettres par Mme Alice Godfroy

Une voie comparatiste entre la danse et la poésie: vers une dansité de l'écriture poétique

Conférence par Alice Godfroy, agrégée, doctorante (Université de Strasbourg, Prof. Finck dir. et Freie Universität Berlin, Prof. G. Brandstetter dir), salle 409, 14h-15h30.

Le jeudi 20 octobre 2011. Première conférence de l'Europe des lettres par Mme Bénédicte Jarrasse

La conférence inaugurale du cycle 2011-2012 a  lieu le jeudi 20 octobre à 18h; elle est donnée par Mme Bénédicte Jarrasse, agrégée, doctorante en littérature comparée de l'université de Strasbourg (Guy Ducrey dir.).

Attention au LIEU: LE PATIO, salle 3208

Le ballet romantique français au miroir du feuilleton : entre chronique du temps présent et construction légendaire

Doctorants, étudiants-chercheurs (Masters 1 et 2) et tous les étudiants de premier cycle sont cordialement invités. Il est rappelé aux étudiants de Master 1 et 2 que la participation aux séances peut être validée comme «crédit» à leur diplôme («Stage en laboratoire»).

Cycle 2010-2011

7 avril 2011: Le narcissisme dans les romans de Milan Kundera : l’autocritique et l’autojustification

Conférence Europe des lettres, de 18h à 19h30, Le Portique, salle 409, par Mlle Shuko Tanaka, chargée de cours et doctorante à l'Institut de littérature comparée (Dir. Prof. P. Dethurens).
Pour un résumé  de la communication, se reporter, dans la rubrique Agenda, aux Événements passés.

Jeudi 10 février 2011, conférence Europe des lettres de Mme Liza Steiner, doctorante à l'université de Strasbourg

Le modèle sadien à l'horizon de la littérature contemporaine : enjeux et paradoxes.

Conférence du jeudi 10 février 2011, salle 409, de 18h à 19h30.

19 novembre 2010: La rencontre de la littérature et des arts dans l'étude des mythes de la connaissance

Conférence Europe des lettres à 14h, salle 409, par Estelle Mauranne, Docteur en littérature comparée de l'université de Strasbourg (dir. Prof. P. Dethurens).
Pour un résumé, se reporter, dans la rubrique Agenda, aux Événements passés.

8 octobre 2010: Voir la statue, voir vaciller le monde. La statue dans la poésie et le roman russes, européens et nord-américains aux XIXe et XXe siècles

Conférence Europe des lettres à 14h par Claire Gheerardyn, Monitrice normalienne à l'Institut de littérature comparée de Strasbourg, doctorante (dir. Prof. G. Ducrey)
Pour un résumé, se reporter, dans la rubrique Agenda, aux Événements passés.

8 octobre 2010: La Haine de la musique, ou les paradoxes de Pascal Quignard

Conférence Europe des lettres à 15h par Isabelle Soraru, Docteur en littérature comparée (Université de Strasbourg), dir. Prof. M. Finck.
Pour un résumé, se reporter, dans la rubrique Agenda, aux Événements passés.

19 novembre 2010, Une musique logorrhéique : de la saturation sonore chez Samuel Beckett et Richard Barrett

Conférence Europe des lettres  par Cosmin Toma, Doctorant  en littérature comparée de l'université de Strasbourg (dir. Prof. M. Finck)
Pour un résumé  de la communication, se reporter, dans la rubrique Agenda, aux Événements passés.

Autres manifestations

A la librairie Kleber, Pascal Dethurens

Le lundi 15 mai 2017, de 17h30 à 18h15, Pascal Dethurens s'est a présenté son dernier roman VITA NOVA (In-Folio, 2017).

A la librairie Kleber, Patrick Werly

Patrick Werly s'est entretenu avec Michèle Finck et Isabelle Baladine Howald à propos de son livre, Yves Bonnefoy et l'avenir du divin (Hermann, 2017), le samedi 13 mai à 11 h à la Librairie Kléber de Strasbourg.

Agrégation 2017: les conférences «Formes de l'action poétique» sont en ligne

Lisez le texte des conférences, ou revoyez les quatre conférences consacrées au programme d'agrégation 2017 sur les Formes de l'action poétique en cliquant sur le lien suivant:

http://lettres.unistra.fr/offre-de-formation/concours/aperitifs-poetiques/

 

Un séminaire organisé par les doctorants de notre Equipe d'accueil: appel à communications

Plusieurs doctorants de notre Equipe d'accueil se sont réunis en groupe, sous l'appellation LES TISSERANDS, pour organiser un séminaire régulier de doctorants. L'initiative est décrite ici:

 Le séminaire des Tisserands a pour objectif de s'intégrer aux axes de recherche «Littérature et Histoire» et «Frontières et Transferts» de l'équipe d'accueil 1337 Configurations littéraires, réunissant la littérature française, francophone et comparée. La raison même de ce séminaire réside dans son désir de favoriser et de dynamiser l'échange entre doctorants. En instaurant un dialogue régulier, ce séminaire au service de la recherche comparatiste veut être un moyen de confronter et d'enrichir la réflexion de ses intervenants. Ainsi, l'étudiant-chercheur pourra compléter et élargir son domaine de recherche. Le souhait de ce séminaire est d'être un média où peuvent se déployer différents travaux de recherche en littérature ou autour du texte littéraire.En ce sens, ses thématiques répondront au souci du propos littéraire et tâcheront d'en promouvoir le rayonnement. Les thématiques du séminaire des Tisserands sont volontairement expansives à d'autres domaines que la littérature, elles ont pour désir de réunir des doctorants issus de différents laboratoires de recherche.

 

La première manifestation aura lieu le mardi 22 novembre et l'appel à propositions est ouvert jusqu'au 8 novembre. On en trouvera le libellé, le programme ici et les contacts nécessaires ici.

La seconde manifestation est prévue, sur le même thème, le 14 décembre 2016, voir affiche infra.

Troisième séance du séminaire doctorall Les Tisserands sur la Décadence, le 27 février 2017 à 15h

Deuxième séminaire Les Tisserands sur la Folie, le 14 déecembre 2016 à 15h

Le deuxième séminaire des Tisserands sur la Folie aura lieu le 14 décembre à 15h à l'auditorium du Collège doctoral européen. On en trouvera le programme ici

Deuxième séminaire des Tisserands sur la Folie, 14 décembre

Séminaire du 22 novembre 2016

Conférence du Prof. Gérard Gasarian (Tufts University, Boston)le le 14 septembre 2016 à 11h

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres ont été heureux d'accueillir le Prof. Gérard Gasarian qui a donné une conférence à l'invitation du Prof. Michèle Finck une conférence à l'occasion de la publication de son dernier livre:

"La poésie et son double: Apollinaire, Desnos, Ponge, Char et Bonnefoy" (Hermann, septembre 2016).

La conférence a eu lieu dans le cadre du séminaire de Master de Mme Finck, le mercredi 14 septembre 2016 de 11h à 12h salle 414

Le 12 mars 2016 à 15h, une après-midi poétique à la Sorbonne-Nouvelle

Tatiana Victoroff, maître de conférences en littérature comparée, et Anna-Maria Girleanu, docteur ès lettres et lectrice de roumain,  ont organisé une après-midi poétique à Paris, à l'université Paris-III, Sorbonne Nouvelle, Centre censier, autour de l'œuvre de  Claude Vigée, et où ont été évoquées les œuvres d'Anna Akhmatova, de Benjamin Fondane et de Marc Chagall. On trouvera les détails de la manifestation ici.

27 janvier 2016, à la librairie Kléber, encontre autour de Marina Tsvetaeva avec Véronique Losski et Tatiana Victoroff

Le mercredi 27 janvier 2016 à 18h, à la Librairie Kléber,

Rencontre autour de
Marina Tsvetaeva

Avec sa traductrice : Véronique Losski
 et  Tatiana Victoroff, spécialiste de poésie russe
à l’occasion de la parution de Poésie Lyrique (1912-1941)
en deux volumes
ed des Syrtes

 
Un travail remarquablement mené à tous points de vue, un évènement éditorial

Librairie Kléber Strasbourg
conversation avec Isabelle Baladine Howald

A la librairie Kléber, samedi 5 décembre à 18h

L'Institut de littérature comparée est heureux d'annoncer que Pascal Dethurens a présenté son nouveau livre :

Écrire la peinture. De Diderot à Quignard

publié aux éditions Citadelles & Mazenod, Paris, 2015

 à la librairie Kléber le samedi 5 décembre 2015 à 18 heures

Renaissances du Mystère en Europe: un livre, une soirée

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Soirée spéciale «Mystère- Révolutions» au centre Emmanuel Mounier le 7 octobre

A l'occasion de la récente parution de l'ouvrage Renaissances du Mystère en Europe. Fin XIXe siècle-début XXe siècle (Anne Ducrey et Tatiana Victoroff éd., PUS, 2015) l'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres ont été heureux d'organiser une soirée consacrée à ce sujet au Centre culturel Emmanuel Mounier le mercredi 7 octobre à 20h30.

On trouvera les détails du programme de la soirée en cliquant ici

Michèle Finck à la librairie Kléber, le samedi 28 mars 2015 à 11h30

Michèle Finck a présenté son nouveau livre de poèmes

La Troisième Main (Arfuyen, 2015) dans la salle blanche de la librairie Kléber le samedi 28 mars à 11h30. Conversation avec Isabelle Baladine Howald et Patrick Werly

Il a été aussi fait référence à son essai paru simultanément: Épiphanies musicales en poésie moderne, de Rilke à Bonnefoy: Le musicien panseur (Champion)

 

Jeudi 4 avril 2013 à 16h: Yves Bonnefoy à l'Université de Strasbourg

 Lecture de poèmes par Yves Bonnefoy

 Pour les 90 ans du poète Yves Bonnefoy, la Fondation Presses universitaires de Strasbourg publie un nouvel* ouvrage dirigé par Michèle Finck et Patrick Werly, sous le titre Yves Bonnefoy. Poésie et dialogue, collection « Configurations littéraires », 2012.

À l’occasion de la remise de ce livre, l’auteur a donné une lecture de poèmes à l’Université le jeudi 4 avril.

 L’œuvre d’Yves Bonnefoy, né à Tours en 1923, est tout entière tournée vers la poésie, qu’elle prenne la forme de poèmes, de récits, de traductions, d’entretiens, d’essais consacrés à la poésie, à la peinture, à la photographie, ou de son enseignement dans diverses universités et au Collège de France, de 1981 à 1993.

 Parutions récentes :

- L’heure présente, Mercure de France, 2011 (poèmes)

- Le digamma, Galilée, 2012 (récits)

- Orlando furioso, guarito. De l’Arioste à Shakespeare, Mercure de France, 2013 (essais)

- Sous le signe de Baudelaire, Gallimard, 2011 (essais)

- Plusieurs raisons de peindre des arbres (peintures et dessins d’Agnès Prévost), Corlevour, 2012

- Peintures murales de la France gothique, Ellug, 2012 (réédition d’un ouvrage épuisé de 1954, avec une préface nouvelle)

*Yves Bonnefoy et l’Europe du XXe siècle, dirigé par Michèle Finck, Daniel Lançon et Maryse Staiber, 2003 (ouvrage publié à l’occasion des 80 ans du poète)

 Jeudi 4 avril 2013 à 16 h

Salle Pasteur

Palais universitaire

9 place de l’Université

 Rencontre organisée avec le concours du Service universitaire de l’action culturelle, de l’Équipe d’accueil EA 1337, de la Fondation Presses Universitaires de Strasbourg et de la Faculté des Lettres.

Cliquez ici pour accéder au dépliant

10 mars 2011: Yves Bonnefoy à Strasbourg

Le jeudi 10 mars 2011, à 15 h 30, dans la salle Pasteur du Palais Universitaire, Yves Bonnefoy viendra lire ses poèmes.

A l'origine de cette rencontre, la parution en 2010 aux Presses Universitaires de Strasbourg d'un livre du poète, La communauté des critiques, recueil d’études et d’hommages qui proposent une réflexion sur ce qu’est l’Université pour la poésie. Ce livre a été composé pour fêter le 90e anniversaire des Presses Universitaires de Strasbourg.

22 février 2011, Théâtre et violence

Conférence de François Lecercle, Professeur de littérature comparée à l'université de Paris IV-Sorbonne, à l'invitation de M. Yves-Michel Ergal.

12 octobre 2010. Journée d'études: Roberto Rossellini, entre voir et savoirs

Patrick Werly org.
Cliquer sur le programme pour le lire

II. Les Colloques de L'Europe des lettres

(Classés des plus récents aux plus anciens)

Journée d'études Pasolini, 7 mars 2017, Patrick Werly co-organisateur

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Apéritifs poétiques: 4 rencontres 2016-2017 ouvertes à tous, à l'initiative de Mme Enrica Zanin

Colloque: Une cosmopolite sur les chemins de traverse/Kosmopolitin auf Zwischenwegen: Lou Andreas-Salomé (1861-1937), colloque 9-11 février 2017

Colloque international à l’occasion du 80e anniversaire de sa mort
/Internationale Konferenz zum 80. Todestag der Autorin
Coopération franco-allemande : Université de la Sarre/Université de Strasbourg

Télécharger le programme ici

Lieu : Université de Strasbourg

Dates : du 9 au 11 février 2017

Responsables :

Britta Benert, Université de Strasbourg
Romana Weiershausen, Universität des Saarlandes

Langues du colloque : allemand, français, anglais

Argumentaire :

« Quand quelqu’un quitte la vie, qui pour nous y avait profondément sa place, tout alors se sépare en deux camps : les vivants et les morts. Pas seulement au sens de la perte – la mort appartient aussi dès lors, d’une manière particulière, à la vie. Et pas seulement comme une coloration plus noire de celle-ci, mais plutôt comme si on en savait davantage, comme si on vivait davantage ce qui vaut véritablement d’être vécu, comme si on était aussi un peu là où quelqu’un s’en est allé. D’une certaine façon, les carcans sautent ». / «Wenn Jemand aus diesem Leben ging, der für uns ganz tief hineingehörte, dann teilt sich seitdem alles in dies Zwei: Lebende und Tote. Nicht nur indem Sinn des Verlus­tes, – sondern der Tod gehört seitdem auf eine besondere Weise dem Leben zu. Und nicht nur als dessen schwärzer erscheinende Färbung, sondern auch als wisse man mehr, […] als sei man ebenfalls ein wenig auch mit da, wohin Jemand fortging; irgendwo platzen Engen».

 Lou Andreas-Salomé dans une lettre à Anna Freud, à la date du 23 juin 1923 ; traduction française de S. Michaud

A l’occasion du 80e anniversaire de la mort de Lou Andreas-Salomé (née en 1860 à Saint Pétersbourg, décédée en 1937 à Göttingen, en Allemagne), le présent colloque propose de revenir sur une œuvre singulière et foncièrement paradoxale qui n’a de cesse de nous mener au-delà de « carcans » et de barrières infranchissables – telles que celles qui opposeraient, dans une dichotomie simpliste, la vie à la mort.

En voyageuse infatigable, Lou Andreas-Salomé a passé des frontières tant réelles que symboliques, et peut-être sont-ce ces incessants passages qui ont contribué à semer d’embûches le chemin vers une pleine reconnaissance de son œuvre. Cela étant, la renommée de la romancière, psychanalyste et essayiste dépasse de plus en plus la seule sphère des initiés. Après les manifestations scientifiques qui lui ont été consacrées ces dernières années le présent colloque, s’inscrivant dans cette dynamique de redécouverte, se propose de cerner la complexité de l’œuvre saloméenne en privilégiant deux axes : d’une part, en mettant la focale sur le caractère interdisciplinaire de ses textes ; d’autre part, en étudiant, dans une approche contrastive, sa réception en Allemagne, en France, en Russie, etc. En accord avec cette accentuation, le colloque se caractérisera par une forte dominante internationale ainsi que par une présence pluridisciplinaire et comparatiste; elle sera en outre portée par une collaboration franco-allemande, réunissant les Universités de la Sarre et de Strasbourg.

 L’accueil de l’œuvre saloméenne

C’est grâce aux travaux menés depuis une vingtaine d’années que l’approche indirecte qui réduisait auparavant Lou Andreas-Salomé à la seule muse ou au simple « prétexte », a pu être rectifiée. Plusieurs décennies se sont en effet écoulées avant que puisse être envisagé le fait que Lou Andreas-Salomé, de son vivant, puisse être fêtée non pas uniquement pour sa vie de femme (libre) mais bien tout autant pour sa propre œuvre : fêtée comme celle qui comprit et introduisit Nietzsche, également comme la romancière que le jeune Rilke se flattait de connaître, puis, comme psychanalyste formée et admirée par Freud, au point qu’il allait lui confier « l’éducation » de sa fille Anna. Le colloque propose ainsi de poursuivre dans la voie de la réévaluation d’une œuvre protéiforme et difficile, restée trop longtemps méconnue tant par l’ombre jetée par l’imposante triade Nietzsche, Rilke, Freud, que par le piège d’une survalorisation idolâtre.

Interdisciplinarité

Lou Andreas-Salomé nous lance bien d’autres défis encore, et en particulier celui de l’interdisciplinarité de son œuvre. A cette dimension étudiée seulement à la marge jusqu’ici, nous souhaitons, au contraire, accorder une place centrale, en abordant l’interdisciplinarité comme l’une des interrogations clé du présent colloque.

Philosophie, histoire des religions, littérature, anthropologie, psychologie, psychanalyse, … : l’œuvre de Lou Andreas-Salomé relève de l’ensemble de ces domaines sans jamais cependant se réduire à un seul d’entre eux, tout en ne cessant de dépasser les catégorisations simplificatrices. En ce sens, ce serait surtout l’idée d’ouverture, de constante interrogation des frontières – disciplinaires, métaphoriques – , le refus de toute pensée catégorique qui semblent constituer l’essence de ses écrits.

La dimension internationale

La dimension internationale – voire son comparatisme – est une caractéristique de premier ordre de l’œuvre de Lou Andreas-Salomé, que la recherche est très loin d’avoir explorée : ici encore, nous souhaitons avancer en contribuant à mettre en lumière quelques-unes des (très) nombreuses pistes qui s’offrent à l’étude. Le caractère extraordinaire de son réseau social a pour sa part été très justement mis en avant dès les premières biographies qui lui ont été consacrées après sa mort, affirmant notamment que les amitiés de Lou Andreas-Salomé « […] approximate a Who was Who of Central European intellectual life during the half –century between 1880 and 1930/ appartenaient plus ou moins au Who was Who de la vie intellectuelle de l’Europe Centrale entre 1880 et 1930 » (Kaufmann, 1968, notre trad.). C’est ce cosmopolitisme qu’évoqua de son vivant déjà son amie Ellen Key, une fois l’horreur de la première guerre mondiale advenue avec ses antagonismes nationaux, lorsqu’elle lui écrit dans une lettre : « Et toi, ma chère, avec ton âme russe, ton mari perse, ton foyer allemand et tes amis dans le monde entier, comme tu dois souffrir » (cité dans Michaud, 1993 : 287).

Enfin, ce colloque a pour ambition d’insister sur l’esprit paradoxal (rendu par notre intitulé : Une Cosmopolite sur les chemins de traverse/auf Zwischenwegen) si caractéristique de l’œuvre saloméenne. Cet esprit que le vocable de zwischen/inter pourrait incarner, renvoie au refus de l’auteur des catégorisations figeantes, qu’elle interroge plutôt dans leur artifice et/ou leur porosité (voir notamment sa manière hérétique de récuser les couples dichotomiques, tels que vus d’entrée, vie/mort, mais aussi Occident/Orient ; science/poésie ; homme/femme par exemple). Rappelons l’intitulé de l’un des recueils de nouvelles de notre auteur, Im Zwischenland, dont l’une des thématiques est la frontière si incertaine entre les différents âges de la vie : refus, là encore, d’une binarité trop tranchée. L’œuvre est un défi, outre son caractère audacieux, de par l’emploi de tournures stéréotypées auxquelles sont ajoutées des connotations inhabituelles. Ses textes se caractérisent ainsi par de surprenantes connexions conjuguant des propos innovants et conventionnels en une seule proposition, rendant impossible toute tentative d’appréciation définitive. Adepte des Zwischenwege, Lou Andreas Salomé aime emprunter des chemins de traverse ; elle a d’ailleurs fait de brèves haltes à Strasbourg qui l’ont amené en cette Alsace en torts et de travers de Tomi Ungerer (1988). Si l’album de l’auteur strasbourgeois évoque par son intitulé une région transfrontalière aux richesses culturelles et linguistiques, mais aussi aux interrogations identitaires complexes, ces caractéristiques ne sont pas sans faire écho à l’œuvre saloméenne, permettant ainsi de rendre le lieu du présent colloque pleinement significatif.

Ce ne sont pas seulement des contenus que Lou Andreas-Salomé aime aborder de façon paradoxale et hérétique, son écriture se caractérise également par une ambivalence foncière. Faire voler en éclats l’étroitesse de nos visions et réflexions, c’est ce à quoi la pensée de Lou Andreas-Salomé nous invite, et qui rend le travail avec son œuvre si nécessaire. Ce sera là notre fil d’Ariane pour un colloque en hommage à son œuvre, placé sous le signe de traversées internationales et transdisciplinaires, et pour lequel nous  souhaitons accueillir les contributions de chercheurs et chercheuses venant des différents champs qui ont nourri ses écrits, champs qu’en contrepartie elle a contribué à enrichir. Nous aimerions que ces contributions proviennent d’aires culturelles les plus variées possibles, à l’image de l’œuvre polygraphe de Lou Andreas-Salomé. 

Comité scientifique :

-       Guy Ducrey, Professeur de Littérature comparée, Université de Strasbourg
-       Christiane Solte-Gresser, Professeure de Littérature comparée, Université de la Sarre
-       Tatiana Victoroff, Maître de conférences en Littérature comparée, Université de Strasbourg
-       Karine Winkelvoss, Maître de conférences en langue et littérature allemandes, Université de Rouen/Zentrum für Literatur-und Kulturforschung Berlin
-       Karl Zieger, Professeur de Littérature comparée, Université de Lille 3

Modalités :

Date limite pour l’envoi des propositions d’intervention : 1 septembre 2016
La participation de doctorant(e)s est souhaitée. Les propositions (titre + résumé : 300 mots maximum) et une brève notice biobliographique de l’auteur (statut, rattachement scientifique, champs de recherche) sont à envoyer aux deux adresses suivantes :
britta.benert@unistra.fr

romana.weiershausen@uni-saarland.de

Réponse du comité scientifique : 30 septembre 2016
Une sélection des contributions au colloque fera l’objet d’une publication collective.
Frais d’inscription au colloque : 50 euros (gratuité pour les doctorant(e)s)
Nos demandes de financement sont en cours. Dans l’état actuel des choses, il faut partir du principe que les frais engagés (hébergement, déplacement) seront à la charge de l’intervenant.

Félix Vallotton, Le Bibliophile, bois gravé, 1911

Journée doctorale nationale en littérature comparée (20 janvier 2017)

Journée doctorale nationale en littérature comparée à l'Université de Strasbourg, sous l'égide et avec le soutien de la SFLGC, avec le soutien de de l'Equipe d'accueil Configurations littéraires, de l'Ecole doctorale des Humanités et de la Faculté des lettres

Téléchargez le programme définitif (version du 20 janvier 2017) en cliquant ici

 

            L’Institut de littérature comparée de l’université de Strasbourg et son groupe de recherche L’Europe des lettres ont organisé pour les doctorants en littérature comparée de toutes les universités françaises une journée doctorale nationale le vendredi 20 janvier 2017. La dernière manifestation de ce type avait eu lieu à l’université Charles-de-Gaulle Lille III.

            Les doctorants à partir de la 2e année de thèse étaient invités à présenter la problématique générale de leur travail au cours d’exposés de 10 minutes organisés en ateliers thématiques et réunissant, avec d’autres doctorants, des docteurs récents et des enseignants-chercheurs en littérature comparée venus de diverses universités. Chaque atelier ouvrait ensuite à une discussion élargie entre les participants.

            La journée avait pour objectif de proposer un état des recherches actuelles menées dans notre discipline, de faire se rencontrer les doctorants de diverses universités, et d’offrir à leur travail une première occasion de diffusion. Il s’agira d’un moment de rencontre et d’échanges.

 

            Conditions de participation :

            – Avoir inscrit une thèse en littérature comparée au moins depuis l’automne 2015 (2e année de thèse) ou antérieurement.

            – Soumettre par mail une proposition (titre, 20 lignes de présentation de la thèse, nom du directeur de thèse et université d’appartenance, date de début de recherches) avant le 30 septembre 2016 aux DEUX adresses suivantes : Enrica Zanin : enricazanin@gmail.com, Tatiana Victoroff : tatiana.victoroff@gmail.com

        

            Les directeurs de recherche étaient encouragés à participer à la journée et, dans la mesure des financements obtenus, furent défrayés.

            Consultez ou téléchargez le programme définitif (version du 20 janvier 2017) en cliquant ici

24 novembre 2016, journée d'études consacrée à Anise Koltz, au Portique, salle 409

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres se réjouissent d'avoir organisé, à l'initiative de Michèle Finck et d'Yves-Michel Ergal et avec le concours du Fonds national culturel du Luxembourg, une journée d'études consacrée à la poésie d'Anise Koltz, en présence de l'auteur. La journée s'est tenue au Portique, salle 409, de 8h45 à 17h.

Étudiants et collègues sont attendus nombreux.

On trouvera le programme de la journée ici.

XIXe colloque franco-polonais Strasbourg-Poznan

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres sont heureux d'avoir accueillo les 13 et 14 octobre  2016, le XIXe colloque franco-polonais Strasbourg-Poznan sur le thème

Les campagnes et leurs paysages

Histoire et imaginaire, des origines aux problématiques actuelles


On en pourra lire et  télécharger le programme ici

Contact: werly@unistra.fr


Les Cinémas d'Asie et leur rapport à l'écrit

L'Institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettres sont heureux d'avoir accueilli, le mercredi 30 mars 2016, la journée d'études organisée par Nathalie Bittinger et Patrick Werly et consacrée aux cinémas d'Asie et à leur rapport à l'écrit. Le Portique, salle 409. On en trouvera le programme ici.

Colloque "Littérature comparée et cinéma", les 17-18 mars 2016

L'institut de littérature comparée et son groupe de recherches L'Europe des lettressont heureux d'avoir accueilli le colloque Littérature comparée et cinéma à l'université de Strasbourg, les 17 et 18 mars 2016.

 Ce colloque pluridisciplinaire a rassemblé des chercheurs en Littérature comparée, Etudes cinématographiques et Philosophie.  Il s’agissait de se demander sous quelles formes la littérature aborde le cinéma et inversement quel regard le cinéma porte sur la littérature, après plus d’un siècle de cinéma, un siècle pendant lequel, dans des aires différentes, la littérature n’a cessé de se diversifier. Quelles nouvelles relations se sont instaurées entre le texte écrit et le film au cours de cette histoire ? Le cinéma a-t-il changé la façon d’écrire avec des mots ? Les cinéastes sont-ils affectés par les changements de forme du récit romanesque, de la poésie ou par un théâtre émancipé du langage verbal ? La numérisation de l’image change-t-elle quelque chose à ce dialogue ? Et si des problèmes comparables se posent aux cinéastes et aux écrivains, se posent-ils au même moment ou avec un décalage temporel ?

 Le programme  du colloque peut être consulté ici

A la BNUS: Colloque «La Lyre et les armes» et soirée poétique

29-31 janvier 2015 à la BNUS: Colloque international La Lyre et les armes: poètes en guerre

L'Institut de littérature comparée de l'université de Strasbourg et son groupe de recherches L'Europe des lettres sont heureux d'avoir accueilli le colloque international

 

La lyre et les armes : poètes en guerre

(Péguy, Stadler, Owen)

 

Colloque international

29-31 janvier 2015 - Auditorium de la BNUS

organisé par Tatiana Victoroff, maître de conférences en littérature comparée

 

Avec le soutien de la faculté des Lettres de l’université de Strasbourg et du Consulat général de Russie

Le colloque est public, on en trouvera le programme ici.

il peut être admiré en cliquant ici

39e Congrès de la SFLGC à l'Université de Strasbourg (13-15 novembre 2014)

Félix Vallotton, Verdun, huile sur toile, 1917

 

Littérature et expériences croisées de la guerre

Apports comparatistes

13-15 novembre 2014, Collège doctoral européen

 

Organisé par l'Institut de littérature comparée de Strasbourg et son groupe de recherches L'Europe des lettres, avec le soutien de l'Equipe d'Accueil «Configurations littéraires» et la SFLGC

 

Le programme définitif du Congrès est en ligne et consultable ici

L'Album-souvenir du Congrès est en ligne. Pour le feuilleter, le télécharger, ou l'offrir à vos amis, cliquez ici

Contacts:

tatiana.victoroff@gmail.com

werly@unistra.fr

Colloque international «La Renaissance du Mystère en Europe» (17-18 octobre 2013)

Consultez et téléchargez le programme  déposé ICI


L'Europe des Lettres a organisé les 17 et 18 octobre 2013 un colloque international sur La Renaissance du Mystère en Europe (fin XIXe siècle - début XXIe siècle). Les responsables scientifiques en ont été Tatiana Victoroff (MCF en littérature comparée, Université de Strasbourg) et Anne Ducrey (MCF en littérature comparée, Université de Paris IV-Sorbonne).  Le colloque de Strasbourg fut précédé d'une journée d’études organisées au cours de l’année 2012 à Paris IV : définition et histoire d’un genre, pratiques scéniques du mystère. Le programme provisoire est à consulter et télécharger ici

Le mystère, genre controversé depuis la fin Moyen Âge et, de ce fait, souvent interdit, ressurgit à la fin du XIXe siècle dans des courants artistiques très divers, notamment dans l’œuvre des symbolistes français et russes. Orienté sur le modèle médiéval ou totalement réinventé, il ne cesse d’éveiller l’imaginaire d’auteurs à la pensée aussi différente que Mallarmé ou Gabriel d’Annunzio, Maurice Maeterlinck, Claudel ou Lorca, Milocz ou Hofmannsthal, Sartre ou Brodsky… jusqu’aux exemples récents qu’offrent les œuvres de Dario Fo, Asja Srnec Todorovic, George Tabori ou encore Peter Barnes. Ce colloque international s’interrogera sur les causes, les formes et les enjeux sur les plans littéraire, spirituel et politique de cette renaissance du mystère dans le théâtre moderne.

Tatiana Victoroff (Université de Strasbourg) et Anne Ducrey (Université de Paris IV-Sorbonne)
Contacts:
tatiana.victoroff@gmail.com
anne.ducrey@dbmail.com

Il est rappelé aux étudiants de master et de doctorat que la participation aux colloques de l'Europe des lettres donne lieu à des crédits pour l'UE «Stage en laboratoire».

Lors du Congrès de l'AILC, 18-24 juillet 2013, Paris-Sorbonne en partenariat avec l'EA 1337, Institut de littérature comparée de Strasbourg

Tatiana VICTOROFF, Maître de Conférences en Littérature Comparée
Université de Strasbourg
EA 1337 Configurations littéraires (Institut de Littérature Générale et Comparée)

Les langues de communication sont limitées au français et à l’anglais.

Une poésie « européenne » ? Anna Akhmatova et les poètes de l’Europe

La poésie russe se définit elle-même comme européenne mais aussi par rapport à l’Europe, dans une opposition qui est en même temps une filiation. Après les confrontations entre slavophiles et occidentalistes, cette dualité se condense à l’époque de l’âge d’argent dans une « nostalgie de la culture mondiale », selon l’expression de Mandelstam, dont les porteurs se voient eux-mêmes comme les « derniers romains » d’un monde finissant. Ce monde est celui de la culture européenne dans laquelle ils retrouvent leurs racines, tout en se déclarant profondément russes.

Anna Akhmatova, figure emblématique de l’âge d’argent et sa voix au cours des décennies qui ont suivi la disparition de ses compagnons d’écriture, est ainsi l’une des poètes les plus russes par ses thèmes comme par son attachement à la patrie, en même temps que l’un des plus européens par sa culture, sa vision de l’Histoire, sa maitrise des langues. Dès 1910, avec ses premières traductions de Rilke ou ses rencontres avec Apollinaire, elle mène avec les poètes européens un dialogue qu’elle poursuivra tout au long de sa vie et qui, paradoxalement, prendra toute son ampleur dans les années 40 quand tout semble lui faire obstacle : isolée et solitaire dans un pays lui-même coupé du monde, elle prête sa voix à ses anciens compagnons pour mener avec eux un entretien d’une « douceur brûlante »[1]. Dans ce chœur des poètes, ses interlocuteurs européens occupent une place de choix : Rilke qu’elle imite dans la création de « petits requiems pour les amis » ; Valéry, avec qui elle observe l’Europe de 1914 du haut du « parapet des terrasses d’Elseneur »[2] ; T.S. Eliot à qui elle emprunte les formes pour évoquer la simultanéité des temps historiques. Les poètes contemporains (Rimbaud, Verlaine, Apollinaire, André Theuriet, Maeterlinck..) ou antérieurs (Dante, Shakespeare, Leopardi, Gauthier, Hugo, Baudelaire..), de façon manifeste ou cachée, remplissent désormais sa poésie en lui donnant une dimension universelle et une puissance particulière.

Cette poésie polyphonique permet de renouveler, par la pratique poétique même, l’interrogation sur l’existence d’une « poésie européenne », unifiée par le regard de celle qui, de son pays à la frontière de deux continents, y est à la fois extérieure et très profondément l’héritière, et de préciser les notions comparatistes traditionnelles d’analogie, de parenté et d’influence à travers une œuvre composée comme un immense chœur accordé selon de nouvelles lois et faisant de la parole poétique une source, voire la seule, de l’existence, dépassant peut-être ainsi toute notion de poésie nationale pour toucher à l’universel.

Quelques pistes pour articuler cette réflexion :

  • Le dialogue avec les poètes européens :

Akhmatova lectrice des poètes européens (Baudelaire, Rilke, Eliot, Leopardi …) et lue par eux (Yves Bonnefoy, Philippe Jaccottet, Michèle Finck …)

  • Akhmatova comme poète européen

L’anglais Isaia Berlin, le français François Mauriac et le polonais Josèph Czapski ont tous trois, dans des contextes différents, qualifié Akhmatova de « dernier poète européen vivant », une vision qui n’est pas si paradoxale, pour un poète aussi attaché à la Russie, si l’on prend en compte sa vision universaliste de l’Histoire et sa relation intime avec l’Europe et sa poésie.

  • Traduire Akhmatova

« Chaque poésie est intraduisible, et la mienne en particulier », affirmait volontiers Akhmatova, tout en se réjouissant de chaque nouvelle tentative de traduction de ses propres poèmes, et s’adonnant elle-même, tout au long de sa vie, à la traduction de poètes du monde entier. Les traductions récentes de sa poésie (Jean-Louis Backès, André Markowicz, Marion Graf, Nikita Struve...) ouvrent un champ nouveau pour discuter les problèmes de la transmission de cette parole poétique qui se voudrait transparente et pose de multiples pièges et difficultés pour sa traduction dans les langues européennes.

Il s’agit également de réfléchir sur la résonance de cette poésie grâce précisément aux traductions (Requiem dans la traduction française de Michel Aucouturier précède de plus de 20 ans sa publication en russe en URSS en 1987) et, de façon plus générale, sur la traduction comme moyen de faire dialoguer entre elles les cultures, d’établir un lien spirituel capable de créer un espace de rencontre intellectuelle, une « unité littéraire européenne » (W. Weidlé)[3].

  • Rééditer Akhmatova

Ce n’est que ces toutes dernières années que sont parues en Russie les textes originaux d’Akhmatova tels qu’elles les avaient elle-même préparée pour la publication, reconstitués sur la base des archives (notamment, grâce aux travaux de Natalia Kraineva). Cela invite à relancer le travail de traduction, mené jusqu’ici sur la base des éditions russes des années 60-90, avec des ruptures, des « strophes errantes », de multiples fautes dans les textes souvent liées à la nécessité de contourner la censure soviétique.

 

 


[1] « Le lecteur », trad. de Jean-Louis Backès, in Anna Akhmatova, Requiem. Poème sans héros, Poèsie/Gallimard, 2007, p. 314.
[2]
Ibid, p. 260
[3]
Weidle Wladimir, « Littérature européenne et littérature universelle », in Mois, 58/10/1935, p. 190-6.

 

 

Lors du Congrès de l'AILC, Paris-Sorbonne, 18-24 juillet 2013, en partenariat avec l'EA 1337, Institut de littérature comparée deStrasbourg

Atelier dirigé par Mme Britta BENERT, maître de conférences en langue et littérature allemandes
Université de Strasbourg
EA 1337 Configurations littéraires (Institut de Littérature Générale et Comparée)

Les langues de communication sont limitées à l’anglais et au français.

Plurilinguisme littéraire 1900
Réflexions théoriques et études de cas

L’intérêt pour l’expression littéraire du plurilinguisme va croissant, comme en témoigne la récente réédition de l’ouvrage The Poet’s Tongues : Multilingualism in Literature (1970) de Leonard Forster (Cambridge University Press, 2010) dont les études de Schmitz-Emans et Schmeling, notamment, ont pu rappeler le caractère pionnier (Schmeling&Schmitz-Emans 2002 ; Schmitz-Emans, 2004) et en favoriser la redécouverte. Sans toutefois connaître la même inflation que les études interculturelles, champ avoisinant, les travaux autour du plurilinguisme littéraire, en plein essor, sont eux aussi à mettre en relation avec les bouleversements nationaux (réunification allemande), européens (élargissement de l’UE et unification) et mondiaux (mondialisation et migrations) qui donnent une nouvelle acuité à la question de la culture, et conséquemment aux enjeux identitaires et linguistiques. Cet ancrage dans les interrogations de notre temps éclaire certainement les risques d’anachronisme et d’appropriation politique qui guettent le concept d’interculturalité (Heimböckel et ali, 2010) mais également les études d’auteurs et/ou de textes plurilingues.

Aussi, afin de prévenir de telles méprises et de contribuer éventuellement à circonscrire l’esprit de la littérature comparée, notamment en ce qu’elle se distingue des études interculturelles, le présent séminaire propose de donner une place explicite à la contextualisation, afin de se situer dans une perspective d’histoire littéraire, fidèle à l’héritage de Forster aussi bien qu’aux prémisses de la littérature générale et comparée. Le plurilinguisme littéraire sera envisagé selon deux facettes (qui peuvent aller de pair) : le plurilinguisme intertextuel pratiqué par les auteurs polyglottes qui, d’un texte à l’autre, utilisent des langues différentes (Mehrsprachigkeit), et le plurilinguisme intratextuel, mélange de langues au sein d’un même texte (Mischsprachigkeit). Cette distinction (Knauth, 2004) est fondamentale à l’hypothèse de départ à laquelle ce séminaire invite à réfléchir : avec la fin du XIXe siècle se constitue une ligne de partage dans l’accueil et le maniement du plurilinguisme littéraire. Qu’Oscar Wilde écrive sa Salomé (1894) en français fait scandale, alors qu’un siècle auparavant, personne n’avait rien trouvé de malséant dans le fait que l’anglais Beckford eût choisi d’écrire en français sa fantaisie orientale Vathek. Cet exemple permet-il, et si oui, dans quelle mesure, d’évoquer l’idée d’un renversement dans les représentations ? Des études de cas d’auteurs polyglottes (appartenant à la génération née autour de 1860/70 : Jules Laforgue, Jean Moréas, Stuart Merill, Marie Krysinska, Teodor de Wyzewa, Emile Verhaeren, Frank Wedekind, Lou Andreas-Salomé, Fritz Mauthner, Rainer Maria Rilke …) sont-elles à même de prouver l’émergence d’une nouvelle sensibilité à l’égard du plurilinguisme ? Peut-on affirmer que l’auteur plurilingue, après avoir été un non-phénomène/problème pendant environ 2000 ans, est dans le XIXe siècle finissant considéré comme hors-norme, fêté ou rejeté mais ne laissant plus indifférent ? Peut-on parler d’un paradoxe du plurilinguisme 1900, dans la mesure où  le plurilinguisme des auteurs est désormais visible et remarqué, tandis que l’hybridité des textes, proscrite selon la norme de la puritas, commence à percer, pour, au courant du XXe siècle, s’établir comme option esthétique reconnue ?

 

 

 

Literary Multilingualism 1900
Theoretical Approaches and Case Studies

 

Interest in the literary expression of multilingualism has recently been growing as can be seen by the publication in 2010 of a new edition of Leonard Foster's The Poet's Tongue: Multilingualism in Literature, originally published in 1970. Two authors, Schmitz-Emans (2002) and Schmeling (2004), have specifically contributed to the rediscovery of Foster’s pioneering work. While literary multilingualism has not witnessed the same amount of interest as has in recent decades the related field of cultural studies, the considerable growth of research in this area can be understood in the context of transformations at different levels: national (German reunification), European (enlargement and intensification of ties within the EU), and global (globalisation and migration). These changing landscapes present a new challenge to understanding the nature of culture and related issues of identity and language. Such contemporary questions are not free of the danger of anachronism and political appropriation, often found both in the concept of interculturalism (Heimbröckel et al, 2010) and in studies of multilingual texts and/or authors.

The purpose of this seminar is to give explicit attention to contextualisation, situating papers in a historical literary perspective true to the heritage of Foster and to the premises of comparative literature, and thus to contribute to highlighting the possible differences between comparative literature and cultural studies.

Literary multiligualism will be approached from two perspectives (which can co-exist): firstly, the intertextual multilingualism of polyglot authors, who use different languages in different texts and secondly, intratexual multilingualism (mixing languages in the same text). This distinction (Knauth, 2004) is fundamental to the hypothesis this seminar seeks to reflect upon, which is that the end of the nineteenth century constitutes a watershed in the reception of and engagement with literary multilingualism.

Oscar Wilde created a scandal by writing his Salome (1894) in French, but a century earlier there was no objection to the English novelist Beckford writing his Vathek in French. Does this example allow us to identify changing attitudes, and if so, to what extent? Could case studies of multilingual authors belonging to the generation born around 1860/70 (such as Jules Laforgue, Jean Moréas, Stuart Merill, Marie Krysinska, Teodor Wyzewa, Emile Verhaeren, Frank Wedekind, Lou Andreas-Salomé, Fritz Mauthner, Rainer Maria Rilke...for example), prove the emergence of a new attitude towards multilingualism? For some two thousand years multilingual authors had neither been a special phenomenon nor a problem. Could one argue that at the end of the nineteenth century they were no longer received indifferently, being either rejected or celebrated? Could one contend that multilingualism was paradoxical in 1900: multilingual authors were now noticed and visible, but textual hybridity, previously forbidden by the norm of puritas, began to emerge as a new aesthetic option for the twentieth century?

9 mars 2013: Ecrire l'Intensité de l'art, journée d'études organisée conjointement par l'Institut de littérature comparée (Claire Gheerardyn) et le Département de Philosophie (Mickaël Labbé)

Journée d’étude du 9 mars 2013, organisée par Claire Gheerardyn, Université de Strasbourg, Bâtiment LE BEL Salle Ourisson

Lire et télécharger le programme en cliquant ici

Contact: claire.gheerardyn@gmail.com

L’objectif de cette journée d’étude était d’interroger l’expérience du spectateur face à l’œuvre d’art, telle que la littérature peut en rendre compte, à partir de la notion d’ « intensité ». Il s'agissait de mettre au centre de la réflexion non pas la création de l’œuvre mais la relation à l’œuvre achevée et la manière dont la littérature évoque les effets des œuvres d’art sur leurs spectateurs – que ce soit dans le champ des arts visuels, de la musique, de la danse, du cinéma, ou de l’architecture.

Dans le face-à-face avec l’œuvre d’art, il surgit parfois une expérience du bouleversement, une sensation de déchirure, de fulgurance, d’évidence. Le spectateur a l’impression d’être requis par l’œuvre. Il éprouve alors ce que peuvent les œuvres, ce qu’elles font à qui les contemple, et comment elles agissent. Ainsi par exemple, Giacometti parle du « coup de poing » que lui donnent les peintures de Giotto et de Tintoret, et, face aux statues de ce même Giacometti, Jacques Dupin se dit « subjugué, dépossédé de ses instruments de connaissance », en proie à une « commotion silencieuse », « sous l’emprise d’un regard d’une intensité presque insoutenable ». Ce sont ces expériences irrécusables et énigmatiques face aux œuvres, expériences difficiles à définir ou circonscrire, que nous proposons d’envisager en termes d’« intensité ». L’hypothèse que nous soumettions à la réflexion collective est alors la suivante : c’est la littérature qui constitue l’espace propre à évoquer une telle expérience de l’intensité ; c’est elle qui invente des moyens, des images et des figures pour rendre compte, de manière plus ou moins oblique, de cette puissance de l’œuvre d’art sur le spectateur ; c’est elle qui montre la transformation de l’expérience de l’art en une expérience totale, débordant le domaine esthétique, où le sujet-spectateur tout entier est mis en jeu, à la fois dans son corps et son existence.

Cette journée d’étude fut l’occasion d’examiner l’efficacité et la pertinence de la notion d’intensité de l’art, examen urgent dans la mesure où cette notion se retrouve de plus en plus souvent convoquée par le discours sur l’art. L’intensité se constitue peut-être alors comme une catégorie esthétique propre à rendre compte d’une œuvre de manière positive et élogieuse, tout en faisant l’économie des catégories devenues obsolètes du beau ou du sublime. Le numéro 96 de la Licorne, « L’Intensité, Formes et forces, variations et régimes de valeurs » (dir. M. Briand, C. Camelin et L. Louvel, novembre 2011) a été récemment consacré à la notion d’intensité, mais dans cet ouvrage très riche, qui multiplie les approches, l’intensité de l’art n’occupe qu’une place relativement restreinte. Nous cherchions à l’inverse à concentrer notre investigation sur l’œuvre d’art dans la littérature.

Quelques pistes non exhaustives pour la réflexion:

- recherche et étude des figures de l’intensité: transformation du spectateur par l’œuvre, folie déclenchée par l’œuvre, mise en danger du spectateur, peur, transe provoquées par l’œuvre, ou, à l’inverse, expériences de l’épiphanie et guérison du spectateur par l’œuvre…

- effets physiques ou physiologiques de l’œuvre d’art sur le spectateur, sollicitation du corps.

- fictions ou pièces de théâtre montrant les effets de l’œuvre sur le spectateur.

- poésie et intensité de l’art.

- essais sur l’art rédigés par des poètes.

- emploi du terme d’ « intensité » par les artistes.

- haine de l’art et réaction iconoclastes face à l’œuvre, combat contre l’œuvre d’art.

- réflexion à partir de textes philosophiques et esthétiques faisant apparaître la notion d’« intensité »: Merleau-Ponty, Deleuze, Didi-Huberman…

Le 7 février 2013: journée d'études consacrée au poète Alain Suied

JOURNÉE D’ÉTUDES « ALAIN SUIED »

ORGANISÉE PAR MICHÈLE FINCK, PASCAL MAILLARD ET PATRICK WERLY

 

Jeudi 7 février 2013

Université de Strasbourg - Faculté des Lettres

Le Portique, 14 rue Descartes 67000 Strasbourg

SALLE 409

Pour lire et télécharger le programme, cliquez ici

Cliquez sur l'affiche pour l'agrandir

13-14 décembre 2012: Colloque international

L’histoire des universités en Europe :
de Bologne à Bologne

XVIIe colloque franco-polonais
Université de Strasbourg et Université Adam Mickiewicz de Poznan
Colloque international À l’Université de Strasbourg

Jeudi 13 décembre 2012

(Palais universitaire, salle pasteur)

et Vendredi 14 décembre 2012 (Misha, Auditorium)

Organisation : Georges Bischoff, Professeur d’Histoire Médiévale
et Patrick Werly, Maître de conférences en Littérature comparée

Renseignements : georges.bischoff@wanadoo.fr ; werly@unistra.fr

Pour lire le programme et le télécharger, cliquez ici


A la Sorbonne: Journée d'études sur le Mystère (Universités de Strasbourg et de Paris 4-Sorbonne), le 20 octobre 2012

Dans le cadre d’un projet mené conjointement par le Centre de Recherche en Littérature comparée (CRLC, EA 4510, Université de Paris-Sorbonne) et Europe des Lettres (Université de Strasbourg) portant sur la Renaissance du mystère en Europe, de la fin du XIXe siècle au début du XXIe siècle, Tatiana Victoroff et Anne Ducrey ont proposé, le samedi 20 octobre 2012, une journée d’études intitulée :

Définition / Périodisation du genre du mystère

On en trouvera le programme en cliquant ici

Quel mystère pour la modernité ?

Le mystère, rite théâtralisé apparu dans l’Antiquité, devenu au Moyen Age genre littéraire rapidement controversé et souvent de ce fait interdit, ressurgit à la fin du XIXe siècle dans des courants artistiques très divers, parcourt le XXe siècle et semble toujours bien vivace en ce début du XXIe siècle. Orienté sur le modèle médiéval, ou totalement réinventé, le mystère ne cesse d’éveiller l’imaginaire d’auteurs à la pensée très différente, s’actualisant dans des formes elles-mêmes fort diverses. Cette pérennité du genre, de l’antiquité à notre modernité, tout autant que son épisodisme, la référence constante au mot mystère comme les formes littéraires plurielles, voire hybrides dans lesquelles il s’incarne, cette pluralisation des modèles et ces retours éclectiques dans l’histoire littéraire et dramatique posent la question de l’existence même du mystère comme genre.

Quoi de commun en effet, entre les mystères antiques réservés aux seuls initiés, et ceux que le Moyen Age mettait en scène sur la place publique dans une perspective tout à la fois didactique et spectaculaire ? Pourquoi le genre du mystère connaît-il dans le théâtre de Calderon et de Shakespeare une réinterprétation remarquable alors que le théâtre classique se vit comme un renoncement au mystère, marqué solennellement par le jugement sévère de Boileau : « de la foi des chrétiens les mystères terribles / d’ornements égayés ne sont pas susceptibles » (Art poétique (chant III, 199-200) ? Et si le mot « mystère » ressurgit au XIXe siècle sous la plume de Goethe, Werner, Byron ou Flaubert, c’est pour désigner des formes hybrides qui semblent n’avoir qu’un lointain rapport aux modèles médiévaux. Quant à l’expansion considérable du mystère au tournant des XIXe et XXe siècles, notamment grâce aux symbolistes français (Mallarmé, Maeterlinck) et russes (Bély, Blok, Sologoub), jusqu’aux exemples récents offerts par Sartre, Brodsky, Dario Fo ou Michel Larou, elle ne fait que creuser la distance avec le modèle médiéval et ses enjeux.

Faut-il voir dans cette longue histoire du mystère en Europe l’indéniable évolution d’un genre dont les contours labiles témoignent d’actualisations historiques et nationales ? Ou bien faut-il au contraire considérer l’idée de mystère, voire du simple mot « mystère », comme le noyau matriciel de ces actualisations thématiques et stylistiques diverses, faisant du genre une de ces nombreuses exagérations sémantiques dont la langue est coutumière ?

Tatiana Victoroff (tatiana.victoroff@gmail.com) et Anne Ducrey (anne.ducrey@free.fr) avant le 15 juin 2012.

La journée d’étude est organisée en vue du colloque international sur « La Renaissance du genre du mystère » prévu en octobre 2013 à l’université de Strasbourg (voir page d'accueil et appel à communications).

14-15 octobre 2011. Colloque doctoral de littérature comparée, organisé par Shuko Tanaka, doctorante et chargée de cours dans notre Institut

Subjectivité et relativisme de l’écrivain au XXe siècle

Programme à télécharger ci-dessous

Présentation

« Dans le territoire du roman, on n’affirme pas : c’est le territoire du jeu et des hypothèses », dit Kundera. Dépourvue de son caractère sérieux, toute affirmation morale devient hypothétique, voire non valable. Et c’est là où on peut réfléchir sur des questions existentielles de la manière uniquement permise par le roman. Tel est l’art de l’essai romanesque : on ne juge pas, on ne se hâte pas vers « une » réponse, mais on médite les interrogations et on interroge les méditations. Ce style d’essai met à l’épreuve la capacité humaine à supporter la relativité des choses, autrement dit un monde sans Juge suprême. Et Kundera ? Il est le sujet qui « affirme » le relativisme moral et qui souhaite soumettre ses affirmations subjectives à la sagesse relativiste du roman.

Le travail de création d’un monde recèle d’une manière latente l’esprit critique qui se base sur le relativisme moral. Cet esprit critique est aussi tourné vers la subjectivité de l’écrivain même.  Le geste d’un écrivain qui tente de brouiller sa présence dans son livre tout en assumant le rôle de générateur du livre ne nous est pas inconnu. Flaubert qui souhaite dissoudre discrètement le « sanctuaire de [s]on âme » dans ses romans, ne jamais se manifester comme un sujet concret ; l’idée de l’essai littéraire chez Musil, qui pourrait réconcilier la subjectivité épanouissante de l’écrivain et sa tentative de répondre aux questions philosophiques (ou bien chercher la vérité) ; Broch qui examine dans sa trilogie le thème de l’effondrement des valeurs au temps moderne à l’aide de/sous la condition du style polyphonique ; ou bien, John Fowles, qui, derrière le narrateur omniscient, propose à l’histoire trois fins possibles en jetant un regard sceptique à son propre écrit, et à ses jugements sur les personnages.

L’écrivain ne montre-t-il pas, par le processus de sa création, comment vivre la dichotomie entre la subjectivité et le relativisme ? Si être prisonnier d’une subjectivité radicale est chose fâcheuse, le relativisme extrême ne peut pas non plus être une issue. Ignorer le soi menace autant la vie que d’être aveugle quant à sa subjectivité...  Si le désir de juger avant de comprendre est une cessation de réflexion, l’est autant la volonté d’éviter toute réponse dans une hésitation stagnante. Un tel recul s’appellerait le « mauvais relativisme » dont parle Raymond Boudon. Si la littérature est munie d’une sagesse capable de relativiser toutes les choses y compris soi-même, serait-elle aussi capable de relativiser le relativisme ? Quel rôle alors y jouerait la subjectivité de l’écrivain? Le dilemme de la création littéraire pose tout autant que la philosophie la question du relativisme. Avec comme « arrière-pensée » ces multiples questionnements, cette journée d’études propose à des chercheurs dans les domaines littéraires de se rassembler autour du thème : « Subjectivité et relativisme de l’écrivain au XXe siècle ».

Le colloque aura lieu les 14 et 15 octobre 2011 à l’Université de Strasbourg, amphithéâtre du Collège doctoral européen.

Contact:

Shuko TANAKA shuko.tnk@gmail.com

Doctorante, et chargée de cours à l’Institut de Littérature Générale et Comparée de l’Université de Strasbourg
Le programme du colloque peut être consulté ici:

Colloque international: L'Épopée retrouvée

Charlotte Krauss, chargée de cours à l'Institut de littérature comparée, organise un colloque international consacré à la survie de l'épopée aux XXe et XXIe siècles, du jeudi 23 juin au samedi 25 juin 2011 à la MISHA de l'université de Strasbourg. On en trouvera le programme détaillé ici.

Rectificatif du programme: attention la soirée de lecture du jeudi 23 juin 2011 a lieu à 18h00 et non à 18h30 comme l'indique par erreur le programme ci-attaché.

24-25 mars 2011: Littérature comparée et correspondance des arts

Colloque international organisé par Yves-Michel Ergal et Michèle Finck, université de Strasbourg, Institut de littérature comparée
Pour une présentation détaillée et un programme à télécharger, se reporter, dans la rubrique Agenda, aux Événements passés.

16-17 septembre 2010: Pouchkine, poète de l'altérité. Colloque international

Organisé par Mmes Evelyne Enderlein (Langue et littérature russes) et Tatiana Victoroff (Littérature comparée)
Cliquer sur les images pour les agrandir

30 septembre au 2 octobre 2009: Figures de l’émigré russe en France au XIXe – XXe : fiction et réalité

Colloque international organisé par Tatiana Victoroff et Charlotte Krauss.
Pour une présentation détaillée et un programme à télécharger, se reporter, dans la rubrique Agenda, aux Événements passés.

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9-10 octobre 2008, Colloque international: Les Aristocraties en Europe du Moyen Âge à aujourd'hui

Colloque des universités de Strasbourg et Poznan
Patrick Werly org.
Cliquer sur le programme pour le lire.
Le colloque donnera lieu à un ouvrage à paraître à l'automne 2011.

27-29 septembre 2007: Voyage à travers l'Europe. La 628-E8 d'Octave Mirbeau

Colloque international sous le haut patronage de l'Académie Goncourt. Organisation: Profs. Éléonore Reverzy (CERIEL) et Guy Ducrey (L'Europe des lettres).
Le colloque a donné lieu à un ouvrage publié aux Presses universitaires de Strasbourg en 2009 sous le titre: Voyage à travers l'Europe. Octave Mirbeau écrivain voyageur et dont on trouvera la présentation en se reportant à la page de Guy Ducrey
Cliquer sur l'affiche pour l'agrandir et lire la présentation.

9-11 mai 2007: Le Modèle végétal dans l'imaginaire contemporain

Journées «jeunes chercheurs»
Co-organisation : Inès CAZALAS et Marik FROIDEFOND
Monitrices en littérature comparée
Pour une présentation détaillée, se reporter, dans la rubrique Agenda, aux Événements passés.

22-24 septembre 2005: Colloque international Victorien Sardou, un siècle plus tard, sous le haut patronage de l'Académie française

Guy Ducrey org.

S’il a connu une gloire inouïe dans la seconde moitié du XIXe siècle, grâce en particulier à Sarah Bernhardt qui lui servit souvent de muse inspiratrice et d’emblème, le théâtre de Victorien Sardou est aujourd’hui largement oublié : jamais réédité, très peu joué sur les scènes contemporaines, il n’a suscité dans les cercles de l’université que de rares études. Les quinze volumes qu’il suffit à remplir offrent pourtant une source précieuse pour reconstituer l’imaginaire d’une époque, les attentes d’un public français (mais aussi londonien et américain) épris de spectaculaire, de drame historique et de comédie satirique. Car Sardou, maître du renouvellement de soi et de l’éclectisme joyeux, eut quarante ans de carrière pour déployer des talents variés : tour à tour, ou simultanément, auteur de féeries, de comédies de mœurs, de satires sociales, de drames historiques ou psychologiques, il fut aussi metteur en scène, décorateur à ses heures, agent littéraire et promoteur de spectacles. Un homme de théâtre, dans l’acception plurielle que l’expression recouvrait au XIXe siècle, et jusqu’à Cocteau. Mais cet éclectisme même, et plus encore le suffrage du grand public, valurent à l’auteur de solides inimitiés, et un mépris persistant. Ce n’est pas le moindre intérêt de son œuvre que d’avoir servi de repoussoir aux poètes et dramaturges de l’avant-garde, notamment symboliste.

Mais aujourd’hui que ces polémiques sont oubliées, et que le centenaire de la disparition de l’auteur sera bientôt commémoré, il est possible de jeter un regard renouvelé sur son œuvre — sur des spectacles qui marquèrent à maints égards l’apogée du XIXe siècle au théâtre, mais qui, peu avant l’arrivée du cinéma, semblaient aussi annoncer résolument le siècle à venir. Comment considérer, à un siècle de distance, la production de Sardou ? Et son travail de mise en scène ? Comment les articuler surtout avec la création théâtrale du XIXe siècle finissant? Et avec celle d’un XXe siècle que Sardou connut à peine ?

Cliquer sur le programme pour l'agrandir.

3-6 novembre 2004: Peinture et littérature au XXe siècle

Colloque international organisé par le Prof. Pascal Dethurens
Le colloque a donné lieu à un livre publié aux Presses universitaires de Strasbourg (PUS) en 2007 et dont on pourra lire la présentation sur la page de Pascal Dethurens.

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14,15,16 octobre 2004. Colloque international Religions, unité de l'État et conscience nationale

Universités de Strasbourg et de Poznan
Organisation  Patrick Werly.

Cliquer sur le programme pour le lire.
Le colloque a donné lieu à un ouvrage dont on trouvera ici la couverture (cliquer pour agrandir).

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