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Projet scientifique 2016-2022

Projet stratégique de L’Europe des Lettres : Europe littéraire et correspondance des arts

 Comme l’indique son nom, le centre de recherches comparatistes de notre université cherche à définir les contours d’une Europe littéraire à travers l’histoire. En relation étroite avec les Centres de recherche en littérature comparée des diverses universités et avec la Société Française de Littérature Générale et Comparée, L’Europe des Lettres a pour double fonction de regrouper au sein d'une équipe les spécialistes de la discipline et de diriger des travaux de haut niveau (doctorats, colloques, publications) pour que se constitue à Strasbourg, capitale européenne, un véritable centre comparatiste moderne. C’est dans cette perspective d’études littéraires ouvertes sur l’étranger, attentives aux passages, et attachées au décentrement herméneutique, que sont à comprendre les projets annoncés. On en trouvera le détail sur le site internet du centre : ea1337.unistra.fr/leurope-des-lettres/projet-scientifique-2016-2022/

 

1. Pour une Europe littéraire à travers l’Histoire

Plusieurs des projets à venir cherchent à conforter l’université de Strasbourg dans son rôle de centre majeur d’études sur les représentations de l’Europe. L’Europe des lettres participe de cette mission et proposera ainsi, après un ouvrage collectif sur la poétesse russe Anna Akhmatova et la poésie européenne (Peter Lang, 2016), un colloque sur Marina Tsvetaïeva en dialogue avec l’Europe (Tatiana Victoroff dir.) Il s’agit toujours de montrer les échanges, les passages, les transferts par-delà les langues et les frontières européennes. La personnalité de Lou Andreas-Salomé, dont le quatre-vingtième anniversaire de la mort sera commémoré en 2017 par un colloque international de L’Europe des lettres (Britta Benert dir.) en association avec l’université de la Sarre, permet mieux que nulle autre de faire ressortir ces enjeux transculturels et transnationaux : romancière, essayiste, psychanalyste, l’auteur de Im Zwischenland aura en effet vécu, écrit et pensé entre Russie, France et Allemagne. C’est dans l’esprit encore d’une interrogation sur les passages et l’entre-cultures qu’il faut comprendre les deux ouvrages collectifs annoncés sur deux poètes, où la traduction et la confrontation avec l’altérité auront la part belle : Philippe Jaccottet (Michèle Finck et Patrick Werly dir.), qui sera abordé sous le signe de l’altérité et même des altérités (l’autre poète, l’autre artiste, musicien ou peintre, pour Jaccottet) et Yves Bonnefoy (Michèle Finck dir.). Un projet de colloque international sur Tomasi di Lampedusa (Cerisy-la-salle, 2018, Pascal Dethurens dir.) montrera quant à lui le rayonnement européen du romancier italien et son importance pour une réflexion sur l’Histoire au XXe siècle.

            Ces divers projets s’inscrivent, chacun à leur façon, dans la double ligne tracée par les axes communs des divers groupes, «Littérature et Histoire» et «Frontières et transferts» et n’excluent pas une dimension philologique rapprochée : Tatiana Victoroff dirigera la publication des œuvres complètes d’Anna Akhmatova prévue en 2018, ainsi que celle de ses essais critiques, tandis que paraîtra l’édition scientifique, préparée par Guy Ducrey, de deux pièces célèbres de Victorien Sardou (Cléopâtre, 1890 et Gismonda, 1894). Enrica Zanin, quant à elle, consacrera une journée d’études à Karl Witte (1800-1883), l’un des pères de la philologie moderne, éditeur des textes de Dante et fondateur de la Dante Gesellschaft, Il légua sa collection de 900 manuscrits, incunables, traductions et éditions de Dante, ainsi que toutes ses notes personnelles, à la Bibliothèque de Strasbourg. Depuis que Strasbourg est en France, cette collection est tombée dans l’oubli. La journée d’étude en propose une première exploration : il s’agira de situer et de commenter l’œuvre de Witte dans le cadre de l’essor de la philologie moderne et des premières éditions de l’œuvre de Dante. Les communications de spécialistes italiens (Antonio Montefusco), français et germanophones (Richard Trachsler), seront suivie d’une présentation de la collection par les conservateurs de la BNU et d’une conférence ouverte au public plus large des non spécialistes sur l’œuvre et la réception de Dante à la fin du XIXe siècle.

            Et c’est encore dans la double perspective de la littérature face à l’Histoire et de la question des transferts que s’inscrit le long projet d’un Dictionnaire de la Décadence (2019, éditions Honoré Champion, 46 collaborateurs internationaux, Guy Ducrey dir.). Le Dictionnaire de la Décadence ne sera en aucun cas un répertoire d’auteurs décadents. Nullement constituée en effet comme mouvement littéraire, la Décadence a traversé, telle une nébuleuse, des auteurs profondément divers, et qui parfois ne se réclamaient pas d’elle. Les contours chronologiques du phénomène sont eux-mêmes flous : faut-il choisir Baudelaire, Gautier comme terminus a quo ? Faut-il définir 1914 comme terminus ad quem, lorsque l’on sait que maints auteurs des années 1920 illustrent encore la Décadence dans leurs écrits? Certains écrivains profondément marqués par ce mouvement ne cessèrent de le brocarder, parfois de contester la signification de la notion, et même sa signification littéraire et esthétique. Certaines œuvres, considérées pleinement naturalistes, sont travaillées à l’évidence par un esprit de décadence (La Curée, Nana). Il s’agira de tenir compte de la particularité constitutive de ce phénomène littéraire qui marqua tant d’écrivains et de poètes: de contribuer à la définition du mouvement par des entrées problématiques et critiques, susceptibles de révéler les innombrables contradictions du courant en question. Sa dimension internationale constitue assurément l’originalité du projet : on cherchera ici à mesurer l’essor, à partir de la France et de l’Angleterre, d’un mouvement qui gagna l’Europe entière, et même la littérature nord-américaine, et marqua profondément les imaginations de l’époque 1900, jusqu’à devenir un principe herméneutique d’innombrables textes de genres divers.

 

2. La littérature en dialogue avec les arts

            Depuis plus de vingt ans, L’Europe des lettres s’est par ailleurs spécialisée dans l’étude comparée de la littérature et des autres arts – un travail qui lui a valu une reconnaissance aujourd’hui nationale (Littérature et musique [1998], Littérature et peinture [2004], Littérature comparée et correspondance des arts [2015], Littérature et cinéma [2016]). Il s’agira de renforcer ce champ de recherche, dont relèvent plusieurs des projets annoncés pour la période 2016-2022. C’est, là encore, la question des frontières et des transferts qui se pose : transferts d’un système sémiotique à un autre, d’un art à un autre, collaborations entre artistes et écrivains.

            On signalera deux caractéristiques du projet.

– d’abord l’importante préoccupation dont il témoigne à l’égard des doctorants (journée doctorale nationale en littérature comparée le 20 janvier 2017 ; insertion de doctorants dans plusieurs des colloques et projets annoncés, dont de Dictionnaire Colette et le Dictionnaire de la Décadence). Les thèses de doctorat inscrites sous l’égide de L’Europe des lettres sont nombreuses (elles seront 29 à la date du 1er octobre 2016) et montrent une internationalisation croissante de nos doctorants, qui viennent de plusieurs continents rejoindre notre centre.

– Ensuite le nombre croissants de projets fédérateurs (marqués par des astérisques *** dans le projet détaillé en ligne : ea1337.unistra.fr/leurope-des-lettres/projet-scientifique-2016-2022/) qui réunissent des chercheurs rattachés à deux ou trois centres de l’Équipe d’accueil. Cette tendance, déjà marquée dans le bilan quinquennal 2011-2016, répond aux préconisations du rapport AERES de 2011.

            L’une des préoccupations constantes du travail de L’Europe des lettres depuis plusieurs années a été de s’adresser à des publics divers, et de se diffuser par delà le cercle restreint de l’université. Ainsi, le congrès national de 2014 consacré à la littérature et la guerre avait été accompagné d’une exposition à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (1914, la Mort des poètes, Tatiana Victoroff commissaire adjointe). L’Europe des lettres entend poursuivre cette politique d’ouverture à la cité : une exposition au Musée de l’émigration russe sera consacrée par Tatiana Victoroff, en collaboration avec Patrick Werly, au musicologue et essayiste Boris de Schloezer. Par ailleurs, lors du colloque consacré à Marina Tsvetaieva au printemps 2018, est prévue la première représentation en France de la Phèdre de Tsvetaieva (trad. de Jean-Pierre Morel). La journée d’études sur Dante, en lien avec la BNUS, cherchera à sa manière aussi à rendre justice à l’exceptionnelle richesse patrimoniale des collections conservées à Strasbourg.

            Le projet scientifique présenté par L’Europe des lettres obéit donc à trois impératifs stratégiques essentiels pour 2016-2022 : synergie accrue entre les trois centres de recherche de l’Équipe ; rayonnement national et international par les collaborations entre chercheurs lors de projets collectifs de longue haleine (Dictionnaires, expositions, rééditions critiques) ; attractivité et richesse de l’offre doctorale proposée à nos étudiants-chercheurs venus de France comme de l’étranger.

Projet détaillé (les dates sont indiquées sous réserve de confirmation)

Sommaire du dossier :

 

 

I. Les manifestations scientifiques communes à deux ou à trois de nos centres de recherches (2016-2021)

II. Les colloques, journées d’études et expositions projetés par L’Europe des lettres (2016-2021)

III. Le programme de publications collectives de L’Europe des lettres (2016-2021)

IV. Les conférences déjà programmées par L’Europe des lettres (2016-2017)

V. Le Séminaire annuel de recherche de L’Europe des lettres (2016-2017)

 

 

– On trouvera en encadré les axes de recherche de l’EA 1337 dont relève chaque manifestation.

– Trois astérisques *** désignent les actions qui regroupent, transversalement, deux, voire trois des centres de recherche de l’EA 1337.

 

I.

Les manifestations scientifiques communes à deux ou trois de nos centres de recherches (2016-2021)

 

13-14 octobre 2016, Université de Strasbourg, XIXe colloque franco-polonais, organisé par l’Université de Strasbourg et l’Université Adam Mickiewicz de Poznan : « Les campagnes et leurs paysages. Histoire et imaginaire. Des origines aux problématiques actuelles » (organisation Patrick Werly et Georges Bischoff)

*** (L’Europe des lettres et CERIEL et CELAR)

 

Axe Littérature et Histoire, collaboration avec la Faculté des Sciences historiques. Le colloque mobilise plusieurs membres de l’équipe d’accueil, et d’autres équipes d’accueil : histoire, archéologie et géographie)

 

Les campagnes et leurs paysages. Histoire et imaginaire

Des origines aux problématiques actuelles

 

Depuis leur exploration pionnière par Marc Bloch en 1931, les « caractères originaux » des campagnes de l’Europe ne se réduisent plus à leur seule dimension matérielle, technique ou institutionnelle. Ils s’inscrivent dans la longue durée et sollicitent l’ensemble des sciences humaines aux côtés des sciences de la terre et de la vie.

Le paysage est désormais compris comme un objet mouvant, exposé aux caprices de la nature et à la concurrence des hommes, dans une perpétuelle recomposition. Ses enjeux s’étendent à tous les domaines de la vie en commun : ils sont au cœur de notre imaginaire, de notre culture, et nous invitent  à croiser les regards pour mieux saisir les mécanismes d’appropriation et de représentation qui s’y rapportent. Pour le détail de la manifestation et les problématiques envisagées, on se reportera au site internet de L’Europe des lettres.

 

24 novembre 2016: journée d’études Anise Koltz, poète de la révolte, entre langues et cultures, organisée par Michèle Finck et Yves Michel Ergal avec le soutien de l’EA et du Fonds Culturel Luxembourgeois (Focuna).

*** L’Europe des lettres et le CERIEL

Axes Littérature et Histoire et Frontières et transferts

Poète luxembourgeoise née en 1928, Anise Koltz a d’abord écrit et publié en langue allemande. Après la mort de son mari torturé par les nazis, elle a décidé de ne plus écrire en allemand mais en français. La journée d’étude étudiera les conséquences de ce choix : en particulier une langue française laconique, elliptique, tranchante, dans laquelle on entend encore des résonances venues de l’allemand et de la syntaxe allemande ; une écriture de la révolte, une éthique de l’insoumission nourries de références à la poésie française et allemande mais aussi de références bibliques. La question des «frontières et des transferts» se pose avec une acuité particulière dans cette œuvre.

  La journée d’étude saluera la publication d’une anthologie de la poésie d’Anise Koltz aux éditions Poésie/ Gallimard en 2016.

La journée d’étude réunira des chercheurs français et luxembourgeois et aura lieu en présence d’Anise Koltz qui en clôture lira ses poèmes.

 

Automne 2016 : publication des Actes du colloque franco-polonais de 2014,  Cultures en transit dans l’espace urbain : coexistence, hybridation, métissage, actes à paraître aux Presses de l’Université Adam Mickiewicz de Poznan (en cours de relecture), Patrick Werly et Georges Bischoff dir.

*** L’Europe des lettres, CERIEL et CELAR

Axe Littérature et Histoire, collaboration avec la Faculté des Sciences historiques. Le colloque mobilise plusieurs membres de l’Équipe d’accueil, en collaboration avec d’autres facultés.

 

– Automne 2018 : publication de la monographie collective Étude des relations inter-culturelles entre la Russie et la France dans les années 1920-1930. Dans le cadre de la coopération scientifique FMSH-RGNF, dirigée par Dominique Millet-Gérard (Paris IV), en collaboration avec l’université de Saint–Pétersbourg (responsable : Tatiana Taimanova), et L’Europe des lettres (responsable Tatiana Victoroff). Publication prévue en 2018.

*** L’Europe des lettres et le CERIEL

Axes Littérature et Histoire et Frontières et transferts

 

 

II

Les colloques, journées d’études et expositions organisés par  L’Europe des lettres 2016-2021

 

Année 2016

 

– 22 et 23 juillet 2016, Langues et Littérature de jeunesse, colloque international organisé en collaboration avec Philippe Clermont dans le cadre du XXIe Congrès de l’Association Internationale de Littérature Comparée (AILC), Université de Vienne, 21 au 27 juillet 2016.

Responsables : Britta Benert (L’Europe des lettres) et Philippe Clermont (CERIEL)

*** (L’Europe des lettres et CERIEL)

Axes Littérature et Histoire et Frontières et transferts

 

 

Présentation:

  Depuis les travaux de P. Hazard (1927), le comparatisme et la littérature de jeunesse ont à faire ensemble, et la question de la langue est nécessairement compagne de route de ces premières approches critiques.

  Ainsi, cet atelier vise des études de corpus de littératures de jeunesse dans lesquels une ou des langues se trouvent mises en jeu en tant que sujet de littérature. Dans le même temps on s’interrogera sur le rôle que joue la langue comme topique littéraire dans l’esthétique des fictions considérées. Par ailleurs, il s’agira de montrer que la littérature de jeunesse fonctionne exactement comme la littérature « pour les grands » et qu’il est donc légitime de voir que les langues y trouvent une place en tant qu’objet de fiction et d’analyser celle-ci. Chemin faisant, les études se poseront sans doute la question de la définition de ce qui constitue une langue et de ce qui caractérise la littérature de jeunesse, deux domaines fluctuants par essence.

Trois axes thématiques sont envisageables, sans qu’ils soient limitatifs :

1. Langues et identité(s) Seraient intéressants les corpus mettant en scène des personnages pour lesquels les langues ou une langue présentent des enjeux d’identité : identité sociale (par ex. les genres), politique ou plus psychologique. Dans le cadre fictionnel la langue peut alors être outil de résistance ou de combats, d’affirmation ou d’aliénation, d’expérimentation ou de négociation.

2. Représentations de l’apprentissage des langues/d’une langue comme apprentissage du monde

La mise en fiction de l’apprentissage d’une langue peut être un fil narratif fécond pour les auteurs et offrir une expérience d’altérité pour les personnages, comme pour le lecteur. L’analyse des représentations fictionnelles reste une approche prometteuse pour dire le monde à travers une langue, d’une aire culturelle à l’autre. La scène d’apprentissage d’une langue, comme topos littéraire, est en même temps révélatrice d’une conception de l’apprentissage, d’une conception des relations à l’autre.

3. Langues et fiction

Cet axe pourrait porter sur les langues inventées au sein de la fiction, sur les jeux de langage comme moteur de la fiction littéraire, sur les personnages possédant leur langage propre qui n’est pas la langue commune... et permettrait de montrer comment la créativité des auteurs se fonde sur un jeu avec la langue ou les langues pour faire œuvre de fiction littéraire.

 

29 novembre 2016, Journée d’études sur Staline coorganisée par L’Europe des lettres (Tatiana Victoroff) et l’université Paris VII Diderot : Mme Sophie Cœuré (laboratoire ICT, Paris VII Diderot) dans le cadre de la coopération scientifique FMSH-RGNF «Étude des relations interculturelles entre la Russie et la France dans les années 1920-1930».

            Avec la participation d’historiens et de comparatistes français et russes (Yves Cohen, Romain Ducoulombier, Dominique Millet-Gérard, Tatiana Taimanova)

Axe Littérature et Histoire, collaboration avec la Faculté des Sciences historiques de l’université de Paris 7.

 

– 1er décembre 2016, Écrire au féminin, penser (entre) les langues, un double exil ?
Altérité linguistique dans la création littéraire des femmes (1875 –2015),
Journée d’étude organisée en collaboration avec Mateusz Chmurski (Université de Lorraine) et Luba Jurgenson (Université de Paris-Sorbonne) à l’Université de Strasbourg.

Responsables : Britta Benert (Université de Strasbourg, L’Europe des lettres), Mateusz Chmurski (Université de Lorraine), Luba Jurgenson (Université de Paris-Sorbonne)

Axe Littérature et Histoire, et Frontières et transferts

Collaboration CERIEL/L’Europe des lettres

Présentation :

La rencontre aura pour but de préparer un colloque d’envergure internationale programmé pour le premier trimestre 2018.

  Le colloque programmé (sujet de réflexion de la présente journée d’étude) s’inscrit dans le prolongement de deux champs d’investigation.

  D’une part, avec la publication de l’ouvrage Paradoxes du Plurilinguisme littéraire 1900 (Benert, 2015), nous avons voulu élargir la problématique du changement des langues et/ou du mélange des langues au sein même des textes, en partant d’une approche résolument diachronique. La dimension historique contribue en effet à complexifier un domaine de recherche où des études consacrées à la littérature d’aujourd’hui (dite « migrante ») foisonnent mais où l’analyse de la diversité linguistique se limite souvent à pointer ses liens avec les phénomènes actuels de mondialisation. La focale portée sur la période 1900 fait émerger une attitude foncièrement paradoxale à l’égard du plurilinguisme littéraire, entre glorification et rejet, et aide à aborder avec plus de discernement certains des paradoxes du plurilinguisme littéraire d’aujourd’hui.

  D’autre part, un accent fort sera mis sur l’importance de la belle époque pour l’évolution de l’écriture féminine, marginalisée tout au long du XIXe siècle, à de rares exceptions près. En effet, étudier l’importance identitaire des journaux personnels et leur rôle pour la création fictionnelle des auteurs tant marginaux que marginalisés dans le contexte culturel centre-européen (Chmurski 2012) nous a permis de constater que le cadre traditionnel de littératures nationales, issu du XIXe siècle et canonisé par la recherche littéraire dominante, ne suffit plus à circonscrire les phénomènes artistiques de l’époque 1900. Plurilingues, métafictionnels, transgressifs à plusieurs titres, les œuvres de l’époque s’avèrent le laboratoire où se construit, au cas par cas, une identité plurielle, dont se nourrissent les décennies suivantes. Or, s’il est possible de constater un essor considérable des analyses et du plurilinguisme, le rôle des écrits féminins dans ces processus n’a pas encore été proprement exploré.

  Quels rapports peut-on observer entre l’érosion des genres littéraires traditionnels, l’émancipation de l’écriture féminine et l’évolution de la littérature moderne ? À travers les œuvres de nombreuses auteures qui, de Lou-Andreas-Salomé et Maria Komornicka-Piotr Włast à Agota Kristof, décidèrent d’exprimer leur identité mouvante entre les langue(s), le colloque explorera l’hypothèse du dernier quart du XIXe siècle en tant que moment clé de l’émancipation des écrits de femmes plurilingues. Nous interrogerons l’importance de cette période charnière pour les écrits du siècle dernier, sans négliger pour autant les ouvertures thématiques, génériques et théoriques, et notamment la théorie du genre.

  En liant les problématiques de la création littéraire des femmes et de l’altérité linguistique, il s’agira d’interroger une marginalisation potentiellement double : du fait du plurilinguisme et du fait de créer en tant que femme. Le cadre historique choisi, pour sa part, vise à réfléchir sur les continuités et ruptures des identités en crise. Il sera accompagné d’une ébauche de réflexion théorique de ces enjeux encore trop peu connus.

 

Année 2017

 

20 janvier 2017 : Journée doctorale nationale en littérature comparée. Organisation et comité scientifique : l’ensemble des membres titulaires de L’Europe des lettres.

Axes Littérature et Histoire, et Frontières et transferts

 

  L’Institut de littérature comparée de l’université de Strasbourg et son groupe de recherche L’Europe des lettres organiseront pour les doctorants en littérature comparée de toutes les universités françaises une journée doctorale nationale le vendredi 20 janvier 2017. La dernière manifestation de ce type avait eu lieu en 2011 à l’université Charles-de-Gaulle Lille III.

  Les doctorants à partir de la 2e année de thèse seront invités à présenter la problématique générale de leur travail au cours d’exposés de 10 minutes organisés en ateliers thématiques et réunissant, avec d’autres doctorants, des docteurs récents et des enseignants-chercheurs en littérature comparée venus de diverses universités. Chaque atelier ouvrira ensuite à une discussion élargie entre les participants.

  La journée aura pour objectif de proposer un état des recherches actuelles menées dans notre discipline, de faire se rencontrer les doctorants de diverses universités, et d’offrir à leur travail une première occasion de diffusion. Il s’agira d’un moment de rencontre et d’échanges.

              Pour L’Europe des lettres, Mmes Michèle Finck, Tatiana Victoroff, Enrica Zanin, MM. Pascal Dethurens, Guy Ducrey, Yves-Michel Ergal et Patrick Werly.

 

– 9-11 février 2017 : Une cosmopolite sur les chemins de traverse/Kosmopolitin auf Zwischenwegen : Lou Andreas-Salomé (1861-1937), colloque international à l’occasion du 80e anniversaire de sa mort, organisé les 9/10/11 février 2017 à l’Université de Strasbourg.

Responsables : Britta Benert (Université de Strasbourg, L’Europe des lettres), Romana Weiershausen (Université de la Sarre)

 

  À l’occasion du 80e anniversaire de la mort de Lou Andreas-Salomé (née en 1860 à Saint Pétersbourg, décédée en 1937 à Göttingen, en Allemagne), le présent colloque propose de revenir sur une œuvre singulière et foncièrement paradoxale qui n’a de cesse de nous mener au-delà de « carcans » et de barrières infranchissables – telles que celles qui opposeraient, dans une dichotomie simpliste, la vie à la mort.

  En voyageuse infatigable, Lou Andreas-Salomé a passé des frontières tant réelles que symboliques, et peut-être sont-ce ces incessants passages qui ont contribué à semer d’embûches le chemin vers une pleine reconnaissance de son œuvre. Cela étant, la renommée de la romancière, psychanalyste et essayiste dépasse de plus en plus la seule sphère des initiés. Après les manifestations scientifiques qui lui ont été consacrées ces dernières années le présent colloque, s’inscrivant dans cette dynamique de redécouverte, se propose de cerner la complexité de l’œuvre saloméenne en privilégiant deux axes : d’une part, en mettant la focale sur le caractère interdisciplinaire de ses textes ; d’autre part, en étudiant, dans une approche contrastive, sa réception en Allemagne, en France, en Russie, etc. En accord avec cette accentuation, le colloque se caractérisera par une forte dominante internationale ainsi que par une présence pluridisciplinaire et comparatiste; elle sera en outre portée par une collaboration franco-allemande, réunissant les Universités de la Sarre et de Strasbourg. On trouvera la présentation détaillée du colloque sur le site internet de L’Europe des lettres.

 

– 23-24 mars 2017, colloque international de littérature comparée : Dialogue franco-russe dans les années 1920-1930. Impact intellectuel, organisation : Tatiana Victoroff, en collaboration avec le CERIEL (Corinne Grenouillet), et le Centre de Recherche en Littérature comparée (CRLC – EA 4510) de Paris-Sorbonne et Laboratoire de recherche « France-Russie : le regard croisé » de l’université de Saint-Pétersbourg.

Axes Littérature et Histoire, et Frontières et transferts

 

Aperçu synthétique des années 1920-1930 confrontant des approches contradictoires et complémentaires fondées sur l’étude de textes de première main des auteurs français et russes : Evgeni Zamiatine, Pierre Pascal, Alexis Remizov, Boris Souvarine, et d’autres passeurs philosophico-littéraires de l’époque indiquée. Une réflexion sur l’apport de ce dialogue franco-russe à l’écriture littéraire et politique, à la traduction et à la confrontation des genres sera proposée et discutée.

 

20 octobre 2017 : journée d’étude internationale de littérature comparée : Dante à Strasbourg. Organisation : Enrica Zanin et Gianluca Briguglia (Faculté de Philosophie, EA 2326, UDS) en collaboration avec la Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg, la Société d’études dantesques de France et la Dante Gesellschaft.

         Axes Littérature et Histoire et Frontières et transferts

 

À la fin du XIXe siècle, Karl Witte (1800-1883), l’un des pères de la philologie moderne, éditeur des textes de Dante et fondateur de la Dante Gesellschaft, légua sa collection de 900 manuscrits, incunables, traductions et éditions de Dante, ainsi que toutes ses notes personnelles, à la Bibliothèque de Strasbourg. Depuis que Strasbourg est en France, cette collection est tombée dans l’oubli. La journée d’étude en propose une première exploration : il s’agira de situer et de commenter l’œuvre de Witte dans le cadre de l’essor de la philologie moderne et des premières éditions de l’œuvre de Dante. Les communications de spécialistes italiens (Antonio Montefusco), français et germanophones (Richard Trachsler), seront suivie d’une présentation de la collection par les conservateurs de la BNU et d’une conférence ouverte au public plus large des non spécialistes sur l’œuvre et la réception de Dante à la fin du XIXe siècle.

 

 

Année 2018

 

– Printemps 2018: Marina Tsvetaieva en dialogue avec l’Europe, colloque international, Tatiana Victoroff org., avec la participation de Michèle Finck, Véronique Lossky, Élisabeth Kaess.

Axes Littérature et Histoire, et Frontières et transferts

 

Dans le cadre du colloque est prévue la première représentation de Phèdre de Tsvetaieva (trad. de Jean-Pierre Morel). Mise en scène de Priscille Amsler, Compagnie le Théâtre de l’Embrasure en collaboration avec le SUAC (Service universitaire de l’Action Culturelle).

 

Printemps 2018 : organisation avec l’ACCRA d’une journée d’études sur le rapport à la littérature dans les Cinémas d’Asie Centrale (en prolongement de la Journée d’études du 30 mars 2016 sur Les cinémas d’Asie et leur rapport à l’écrit, Patrick Werly dir.).

 

Axes Littérature et Histoire, et Frontières et transferts

 

Juin 2018, colloque international de Cerisy-la-Salle : Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Pascal Dethurens org.

 

 Auteur fétiche de la littérature moderne tant en Italie que dans toute l’Europe, Giuseppe Tomasi di Lampedusa jouit d’une réputation sans égale mais en partie faussée par le film que Visconti a tiré du Guépard. S’il est universellement connu, l’unique roman de Lampedusa souffre encore de se voir réduit souvent à quelques stéréotypes qui empêchent de le lire vraiment : le prince mélancolique, le désir conquérant, la Sicile éternelle, l’éphémère des réalisations humaines sous les étoiles. Une relecture s’impose donc pour donner à l’œuvre toute la richesse qui est la sienne et proposer aux lecteurs toujours plus nombreux d’aujourd’hui des éclairages nouveaux sur l’art romanesque de ce qu’Aragon a appelé « l’un des plus grands romans de ce siècle ».

 

Axes Littérature et Histoire, et Frontières et transferts

 

Automne 2018 : Exposition au Musée de l’émigration russe (librairie des Éditeurs réunis à Paris) : « Boris de Schlœzer : vie et œuvre ». Commissaire de l’exposition : Tatiana Victoroff. En collaboration avec Patrick Werly.

 

II.

Le programme de publications  collectives de L’Europe des lettres (2016-2021)

 

Année 2016

 

Automne 2016 : publication en ligne du Congrès 2014 de la Société Française de littérature générale et comparée (voir Bilan) : Littérature et expériences croisées de la guerre. Apports comparatistes, 66 communications, manuscrit en préparation à paraître dans la collection « Bibliothèque comparatiste » de la SFLGC.

Axes Littérature et Histoire, et Frontières et transferts

 

Année 2017

 

Février 2017. Remise aux éditions Classiques Garnier du Dictionnaire Colette (projet 2010-2016), 40 chercheurs internationaux, sous la direction de Guy Ducrey et Jacques Dupont, 1500 p. environ.

Axe Littérature et Histoire

 

Avec sa quarantaine de collaborateurs répartis dans le monde (France, Belgique, Suisse, Espagne, États-Unis, Grande-Bretagne, Japon), le futur Dictionnaire Colette commandé par les éditions Classiques Garnier en 2010 à Guy Ducrey, professeur de littérature comparée à l’université de Strasbourg et Jacques Dupont, ancien professeur de littérature française à l’université de Versailles Saint-Quentin-en Yvelines, renouvellera en profondeur la connaissance de cet écrivain majeur du XXe siècle. Au moment où les études colettiennes, et le rayonnement de l’œuvre, connaissent un surcroît d’élan (ouverture en été 2016 de la Maison-Musée Colette en Bourgogne, publications et expositions nombreuses), le Dictionnaire Colette espère donner un état actuel de la critique, et surtout, grâce à des collaborations internationales et l’apport des gender studies américaines, établir la place de la romancière et poète dans le monde d’aujourd’hui, avec ses enjeux (notamment écologiques) contemporains. La place de Colette dans l’histoire du XXe siècle (témoignage de premier plan sur deux guerres mondiales par une journaliste et chroniqueuse) est particulièrement scrutée dans l’ouvrage, de même que sa contribution essentielle à l’observation sociale et à la vie de la presse.

  Il est à signaler que le dictionnaire compte au nombre de ses collaborateurs plusieurs anciens étudiants de L’Europe des lettres, de même que des doctorants actuellement inscrits. Au terme d’une longue aventure de six années, le manuscrit sera achevé à la fin de l’été 2016, et déposé chez Classiques Garnier en février 2017 (contrat signé en 2010).

 

Automne 2017 : Publication de l’ouvrage collectif Philippe Jaccottet: poésie et altérité par Michèle Finck et Patrick Werly aux Presses universitaires de Strasbourg. Le volume regroupe plus d’une vingtaine de chercheurs. Avec des manuscrits inédits de Jaccottet.

  L’ouvrage Philippe Jaccottet : poésie et altérité, qui sera publié aux Presses Universitaires de Strasbourg, a pour projet de réunir des textes qui mettent en relief la profonde ouverture à l’autre dans l’œuvre de Philippe Jaccottet. La récente parution de l’œuvre en Pléiade permet de prendre toute la mesure de cette dimension de l’altérité, dans une poésie dont l’un des traits distinctifs (encore trop peu souligné jusque-là) est d’être fondamentalement dialogique.

  La figure de l’autre pourra être questionnée selon tous ses possibles : l’autre rencontré dans la vie quotidienne ; l’autre poète (en particulier les poètes que Jaccottet a traduits ou sur lesquels il a écrit,  mais aussi ceux avec lesquels l’œuvre dialogue, parfois par une pratique de l’intertextualité) ;  l’autre artiste (musicien, peintre) ; l’autre art (musique, peinture) ; l’autre identifié à un « interlocuteur providentiel » ou à un « destinataire inconnu et lointain » (Mandelstam) ; voire d’autres formes encore de l’altérité…

 

Axe Frontières et transferts

 

Année 2018

 

Janvier 2018 :

Publication du numéro spécial Yves Bonnefoy de la revue Europe à l’occasion du 95ème anniversaire d’Europe (revue née en 1923 comme Yves Bonnefoy...). Sous la direction de Michèle Finck, avec la participation Patrick Werly et Tatiana Victoroff. Le numéro rassemblera, outre des inédits d’Yves Bonnefoy, des articles de chercheurs français et étrangers en particulier sur Bonnefoy et les poètes étrangers et Bonnefoy et les arts (musique, peinture). Il n’y aura pas de titre autre que le nom de Bonnefoy.

Axe Frontières et transferts

 

Printemps 2018 : publication des actes du colloque Littérature comparée et cinéma, sous la direction d’Yves-Michel Ergal, Michèle Finck et Patrick Werly, Presses universitaires de Strasbourg, collection «Configurations littéraires», 2018. Voir l’annexe « Bilan » pour la présentation du colloque et du livre.

 

– Automne 2018 : – Œuvres complètes d’Anna Akhmatova en deux volumes, édition bilingue. Travail d’une équipe de traducteurs (Jean-Louis Backès, Véronique Lossky, Georges Nivat) qui inclut les inédits et les versions complètes des poèmes akhmatoviens. Dir. de la publication Victoroff (Tatiana), avec la participation de Michèle Finck. Éditions des Syrtes (Dir. Serge de Pahlen). Publication prévue en 2018.

 

Automne 2018 : Essais critiques et prose poétique d’Anna Akhmatova, aux éditions de la Coopérative (http://www.editionsdelacooperative.com/), – Dir. de la publication Victoroff (Tatiana), en collaboration avec Jean-Yves Masson et Michèle Finck. Publication prévue en 2019.

 

Année 2019

 

Automne 2019 : remise aux éditions Honoré Champion du Dictionnaire de la Décadence (projet commencé en 2011), 50 collaborateurs dans le monde, Comité scientifique 10 personnes (France et étranger), sous la direction de  Guy Ducrey.

*** L’Europe des lettres et le CERIEL

Axes Littérature et Histoire, et Frontières et transferts

 

Origine du projet et données techniques

 

  Les éditions Honoré Champion se sont distinguées depuis quelques années par la publication de plusieurs dictionnaires littéraires de haute qualité scientifique (Dictionnaires Proust, Montaigne, Stendhal entre autres, Dictionnaire de Port-Royal). Le Professeur Alain Montandon, directeur de la collection « Romantisme et Modernités », a pris l’initiative d’un Dictionnaire de la Décadence.

La préparation d’un Dictionnaire de la Décadence diffère très largement de celle d’un dictionnaire sur un seul auteur, et suscite des problèmes particuliers qui devront être traités par le coordinateur et le comité de rédaction au cours du travail de préparation. Certains principes majeurs de l’entreprise peuvent être cependant d’emblée dessinés.

– Nombre approximatif de pages des Dictionnaires Champion : 1400

– Nombre approximatif de signes : 5-6 millions

Comité scientifique constitué en 2011, 10 personnes. Collaborateurs en 2016 : 46.

 

Un Dictionnaire critique, non un répertoire

 

Le Dictionnaire de la Décadence ne sera en aucun cas un répertoire d’auteurs décadents. Nullement constituée en effet comme mouvement littéraire, la Décadence a traversé, telle une nébuleuse, des auteurs profondément divers, et qui parfois ne se réclamaient pas d’elle. Les contours chronologiques du phénomène sont eux-mêmes flous : faut-il choisir Baudelaire, Gautier comme terminus a quo ? Faut-il définir 1914 comme terminus ad quem, lorsque l’on sait que maints auteurs des années 1920 illustrent encore la Décadence dans leurs écrits? Certains écrivains profondément marqués par ce mouvement ne cessèrent de le brocarder, parfois de contester la signification de la notion, et même sa signification littéraire et esthétique. Certaines œuvres, considérées pleinement naturalistes, sont travaillées à l’évidence par un esprit de décadence (La Curée, Nana).

Il s’agira de tenir compte de la particularité constitutive de ce phénomène littéraire qui marqua tant d’écrivains et de poètes: de contribuer à la définition du mouvement par des entrées problématiques et critiques, susceptibles de révéler les innombrables contradictions du courant en question. On pourra ainsi faire figurer dans l’ouvrage des auteurs notoirement hostiles à la décadence, ou qui s’en seront détachés, mais qui n’ont cessé de s’en préoccuper (Barrès, Nietzsche). Ou faire place à des auteurs n’appartenant pas à la Décadence comme mouvement du XIXe siècle finissant mais qui lui servirent de référence constante (Pétrone, Lucain) et par rapport auxquels elle sut se définir.

 

III. Les conférences déjà programmées de L’Europe des lettres (2016-2017)

 

Entre octobre 2016 et février 2017, quatre conférences d’agrégation autour du programme Formes de l’action poétique, cycle organisé par Enrica Zanin. Intervenants : Prof. Michèle Finck, Prof. Naoum Abi-Rached, Mmes Carole Boidin et Émilie Picherot. Ateliers d’étudiants et lectures publiques et filmées de poèmes, diffusées par le site de la Faculté et de la SFLGC.

Coordination Enrica Zanin.

 

Hiver 2016-2017, conférence de M. Simon Chemama, à l’occasion de la parution du livre Vinaver, le théâtre de l’immanence (Honoré Champion, collection "Littérature de notre siècle", 2016), à l’invitation de Tatiana Victoroff.

 

Automne 2017 : – Cycle de rencontres avec Venko Andonovski, écrivain et dramaturge macédonien. Invitation en collaboration avec l’équipe de recherches CERCL (Centre de Recherche sur les littératures européennes : France – Europe centrale – Europe Orientale), dirigé par Antoine Nivière (université de Lorraine, Nancy).

Coordination : Tatiana Victoroff.

 

IV. Le Séminaire de recherches L’Europe des lettres, année universitaire 2016-2017, programmation en cours

 

 

Jeudi 24 novembre 2016 : En association avec le CELAR, conférence du Prof. Jean-Louis Haquette, professeur de littérature comparée à l’université de Reims, sur le sujet « L’héroïsme paradoxal de Satan dans le Paradis perdu de John Milton : représentations et interprétations ».

*** L’Europe des lettres et le CELAR

 

– 2 février 2017 : En association avec le CELAR, conférence de Mme Anne Teulade, Maître de conférences en littérature comparée à l’université de Nantes, dans le cadre du programme de recherches sur l’héroïsme. Coordination Enrica Zanin.

*** L’Europe des lettres et le CELAR

 

Hiver 2017 (date à déterminer), conférence dans le cadre d’un programme de la Commission européenne, du Dr. Józsa György Zoltán, docteur en Philologie de Budapest, qui mène une recherche sur « Russian Culture Between Dialogue and Narcissism. A Study of Russian Narcissistic Fiction

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